Il m'a traité !!!

Pardonne

Oh, I try to find her,
Oh, I try to answer
I touch her hand
And her death smile
She really wants to get me

I've seen the door
And the wall's cry,
...let it brain...
...static blood...
And kiss the Fallen Angel
Down in the Heart of Hell

Or...
I will find the outside
I will try to run
I will home again
Sing that song of pain
That follow me home

Oh, I try to kill her
And I read the prayer
How to have the whole
Let it drain your soul

Lola-Noir Désir-1987

                          
                             






L'eau qui coule sur tes joues
coule sur celles de ton père
Il en passera sous les ponts
avant que tu ne passes à la terre

Donne à celui qui ne peut pas
Et pardonne à celui qui ne
veut pas
Laisse à l'enfant qui vient de naître
Rien que la chance de s'y faire                                          


Passez-y

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Lundi 2 novembre 2009
-Dis mon nom !
Souvenance...

*Souvenance...

Me retrouve plantée là, avec ce mot stupide, et ce mot stupide planté là qui se répète depuis 10j., enraciné dans mon oreille, murmure persistant...

Souvenance...

Blocage enrageant-j'ai froid dedans, j'ai rien que ce mot qui se siffle tout seul, crise d'angoisse-je me débats seule dans le noir-résistance-souvenance-cède ! il me reste souvenance collé en gras sur le cortex, et c'est con, un mot qui persiste comme un tube de l'été, et qui refuse d'être utilisé, découvert, décortiqué...

Il n'est pas une clé... rien que l'épingle plantée dans la poupée de moi, et qui se débat, et qui se débat...

-Cède ! *souvenance*

Cède bordel, laisse-toi prendre ! Souvenance !*


 

Image incongrue fixée dans l'instant, une araignée tissant, continuellement, son fil, et cherchant, absurde, à remonter à sa source...

 

 

... prochain épisode : sérologie et vice, et versa...

 


-'chais pas...



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Dimanche 25 octobre 2009

Le temps, la dynamique de la conscience à se représenter cet espace comme un simple défilement...

Le moment est un acquis, mais l'homme ne serait-il pas inapte à cette dimension particulière que prend le temps ?

Le temps sert-il si on se trouve incapable d'en faire un moment ? Un espace approprié ?

 

*L'exemple frappant, c'est cette perte progressive de l'envie même de prendre le temps d'en faire un moment, par exemple, le rythme de vie que la production intensive impose qui ne permettra bientôt plus la connexion réelle de deux êtres humains. (???) Qui s'est permis cette semaine de repousser un rdv « pas important »parce qu'il avait croisé une personne « importante » qui réclamait son attention ?

Un café à 8h, plus de 10mn de téléphone privé entre 2 clients ?*

 

L'homme n'est-il pas en train de perdre une dimension, à force de chercher à la contrôler ?

Le temps,un espace, une dimension, au même titre que celles que nos cinq sens basiques sont capables de percevoir.

C'est un espace dans lequel nous vivons, en permanence, mais que nous sommes incapables de concevoir, et de cause, d'en profiter pleinement.

Concrètement, savoir utiliser cette dimension, cette parcelle de nos vies, pourrait permettre à l'humain de prendre en main son histoire, de réaliser que le temps n'est pas un défilement, un passage, donnerait une nouvelle conscience à ses obligations et actions.

Parce que nous le subissons, comme nous subissons la matière, et que nous en dépendons de la même façon, d'un point de vue physique d'abord, mais aussi sur le plan de l'existence. Nous existons par le temps, par la matière, de la même façon, nous avons été façonnés par lui et nous sommes matière par lui.

 

L'écologie et ses dérives est un bon exemple de la façon que nous avons de traiter notre espace temps et notre espace matière communément.

 

L'immédiat prime. L'obsession du défilement nous pousse à avancer d'une certaine façon en ne regardant ni devant, ni derrière.

L'oubli.

Combien d'holocaustes ?

Combien de pollutions ?

 

Si l'homme était capable de faire abstraction du défilement pour se concentrer sur l'espace, ne serait-il pas à même de conserver une sorte de « mémoire* »permanente, en dehors de tout présent, passé, ou futur ?

 

L'espace matériel dans lequel nos corps évoluent, l'espace temps dans lequel nos corps évoluent, liés...

 

Quel est ce sens que l'homme doit apprendre à développer et qui permettrait d'influer et de profiter pleinement de cette dimension ?

***

En sommes-nous, nous espèce, seulement capables, ou s'agit-il d'un prochain palier d'évolution ?

 

Théorie interrogative... n'est-ce pas surprenant...

 

 

 

*mémoire est le terme le plus approchant qui me soit venu, mais il ne peut s'agir de mémoire, relative à un temps passé

 

*** censurés

 

Prochain bulletin : Ma visite chez le psy... ça promet...mdr

Et bonne nuit !


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Dimanche 28 juin 2009

Les méandres de mon cerveau se sont heurtés à pleine vitesse au mur de la réalité.

Oui.

C'est pas si terrible, ici l'illusion fanée, il me reste cent mondes à tracer de mon encre. Je suis toujours la petite fille qui regarde la fourmis passer, quand le monde, sous les yeux de l'adulte, se déchire sous le poids de l'humanité.

J'aurai bien le temps de mourir, en tant que telle, plus tard.

Mon regard encore trempe à la source des rêves les couleurs indispensables à mon existence.

Oui.

C'est pas si terrible, ici la réalité entrée, il me reste cent chimères à couvrir de mon cœur.

J'ai tant à découvrir. Tant de merveilles, tant de sombres dédales à explorer.

Et je refuserai systématiquement la moindre fleur de certitude, tant qu'au bout de ma branche, je souhaite ne jamais voir apparaître le moindre fruit. Si je marche, ce n'est pas après la carotte. C'est devant le vide qui me précède.

Et je m'étale.

Oui.

C'est pas si terrible. Je me rassure en contemplant mon petit chemin de cailloux, perdu entre illusion et réalité, entre ciel et mer, j'ai laissé les plages à ce qu'elles sont, de vulgaires cailloux d'ancrage au mieux, des récifs à naufrage, au pire. Dans tout les cas, la plage n'est qu'une extrémité... une espèce de certitude, peut-être... Un mieux, un pire, une fleur accrochée quelque part, et qui de ce fait, ne peut se trouver sur ma branche.


Non...


La réalité n'est pas amère. Elle est ce qu'elle est, brutale et sucrée, porteuse d'espoir, jonchée de drames.

L'illusion n'est pas douce. Elle n'est pas, avec tout le charme que cela comporte, parsemée de doutes et de solitude.

Ainsi l'un puise sa force dans l'autre.

Ainsi, je puise ma force dans mon passé.

Mais il n'y a aucune plage.


Merci de votre passage sur illusion-eat


Derdre





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Vendredi 1 mai 2009

Il aurait fallu que je choisisse, que j'en aurais été incapable.
Écrire.
Mes yeux crochaient à l'obscurité dure de ma chambre.
Besoin de médics, dormir, oublier que je dois écrire. Que j'en ai besoin.
Écrire.
Je me voyais déjà, larmoyante et cernée, devant le doc. "j'ai mal, je suis barge, filez-moi des cachets, mes mots me violent, toutes les nuits, je veux dormir... "
1h30
Je ne dors pas.
J'ai des étoiles plein les yeux.
2h30
Je ne dors pas.
J'ai des étoiles dans la tête.
Mes yeux s'accrochent encore à mon plafond, que je ne vois pas, que j'essaye d'imaginer là, collé à mon ciel.
3h15
Une clope.
Je n'arrive pas à arrêter.
Me ronger les ongles.
Je n'arrive pas à me défaire de cette sale manie.
5h00
Écrire.
Besoin compulsif, ou simple torsion cérébrale, une vrille des neurones, un flux électrique qui me bouffe le cortex. Je rigole. Puis je sens les larmes qui montent. Dormir.
8h00
J'ai dû m'effondrer entre 5h45 et 6h30, sous les bruissements de la ville qui se relève de la nuit.

Mais alors, pourquoi tu te fais du mal ?
Saleté de réalité.
Je me présente, je suis la bouseuse improbable, dont la plume torve maquille les roses en fleurs carnivores.
Et cela ne va pas.
Cela ne convient qu'à moi.
Je suis seule.
Je suis très bien seule, cela dit.
Mais cela ne va pas.
Cela ne convient pas.
On m'a tamponnée asociale de mon quartier. Asociale tout court en fait.
***j'aime ne pas avoir à croiser le bonjour des gens, mais cela ne convient qu'à moi***
Personne ne voit ce que j'écris. Parce que vois-tu ( je me parle à la deuxième personne, pour changer), je suis une bouseuse à plume torve, que ça fout la trouille à mon entourage, ce que j'écris. Quand on comprend ce que j'écris. Donc, ça ne se lit pas. Ça ne fait que respirer indépendamment de ma volonté. Piètre en l'occurrence.
Ainsi, je me retrouve, les yeux ouverts, dans ma chambre noir, à fixer un put***de plafond dont je ne suis même pas certaine de la put*** de probabilité d'existence.
Voilà. L. a encore frappé, elle se fout encore dans tous ces états pour un truc aussi improbable qu'un texte écrit en jus de mouche sur le torchon d'une cuisinière portugaise.
Ha. Ha. Ha.
Dieu que je m'aime.

dixit mon lecteur apprivoisé : on admirera la maîtrise du verbe, mais dieu que c'est improbable...

PS : voui, certains textes ici ont tendance à se faire la malle. C'est pas grave, ils finiront bien par ressortir quelque part...
C'est pareil ailleurs, aussi, et non, c'est toujours pas grave.


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Libre d'être unique,
Libre d'être larmes
D'être cris
Libre de me souvenir
De vivre dans le passé
Libre de souffrir
De me laisser aller

Libre d'être libre

Libre de m'attacher
De me détruire
De me saigner
De m'en aller
Libre d'être libre
Mes mots sont des éphémères
Qui s'envolent en mourant
Et rejoignent en chantant
La lune qui les a vu naître.


Et pourtant, il aime
le mal-être
fait femme
une morte et si belle
compagne de l'ombre

La Foi n'a rien à perdre
La Perte n'est d'aucune Foi
Perds la Foi et tu verras
Que la Foi ne te perd pas



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