Le temps, la dynamique de la conscience à se représenter cet espace comme un simple défilement...
Le moment est un acquis, mais l'homme ne serait-il pas inapte à cette dimension particulière que prend le temps ?
Le temps sert-il si on se trouve incapable d'en faire un moment ? Un espace approprié ?
*L'exemple frappant, c'est cette perte progressive de l'envie même de prendre le temps d'en faire un moment, par exemple, le rythme de vie que la production intensive impose qui ne permettra
bientôt plus la connexion réelle de deux êtres humains. (???) Qui s'est permis cette semaine de repousser un rdv « pas important »parce qu'il avait croisé une personne
« importante » qui réclamait son attention ?
Un café à 8h, plus de 10mn de téléphone privé entre 2 clients ?*
L'homme n'est-il pas en train de perdre une dimension, à force de chercher à la contrôler ?
Le temps,un espace, une dimension, au même titre que celles que nos cinq sens basiques sont capables de percevoir.
C'est un espace dans lequel nous vivons, en permanence, mais que nous sommes incapables de concevoir, et de cause, d'en profiter pleinement.
Concrètement, savoir utiliser cette dimension, cette parcelle de nos vies, pourrait permettre à l'humain de prendre en main son histoire, de réaliser que le temps n'est pas un défilement, un
passage, donnerait une nouvelle conscience à ses obligations et actions.
Parce que nous le subissons, comme nous subissons la matière, et que nous en dépendons de la même façon, d'un point de vue physique d'abord, mais aussi sur le plan de l'existence. Nous existons
par le temps, par la matière, de la même façon, nous avons été façonnés par lui et nous sommes matière par lui.
L'écologie et ses dérives est un bon exemple de la façon que nous avons de traiter notre espace temps et notre espace matière communément.
L'immédiat prime. L'obsession du défilement nous pousse à avancer d'une certaine façon en ne regardant ni devant, ni derrière.
L'oubli.
Combien d'holocaustes ?
Combien de pollutions ?
Si l'homme était capable de faire abstraction du défilement pour se concentrer sur l'espace, ne serait-il pas à même de conserver une sorte de « mémoire* »permanente, en dehors de tout
présent, passé, ou futur ?
L'espace matériel dans lequel nos corps évoluent, l'espace temps dans lequel nos corps évoluent, liés...
Quel est ce sens que l'homme doit apprendre à développer et qui permettrait d'influer et de profiter pleinement de cette dimension ?
***
En sommes-nous, nous espèce, seulement capables, ou s'agit-il d'un prochain palier d'évolution ?
Théorie interrogative... n'est-ce pas surprenant...
*mémoire est le terme le plus approchant qui me soit venu, mais il ne peut s'agir de mémoire, relative à un temps passé
*** censurés
Prochain bulletin : Ma visite chez le psy... ça promet...mdr
Et bonne nuit !
Il m'a traité !!!