Il m'a traité !!!

Pardonne

Oh, I try to find her,
Oh, I try to answer
I touch her hand
And her death smile
She really wants to get me

I've seen the door
And the wall's cry,
...let it brain...
...static blood...
And kiss the Fallen Angel
Down in the Heart of Hell

Or...
I will find the outside
I will try to run
I will home again
Sing that song of pain
That follow me home

Oh, I try to kill her
And I read the prayer
How to have the whole
Let it drain your soul

Lola-Noir Désir-1987

                          
                             






L'eau qui coule sur tes joues
coule sur celles de ton père
Il en passera sous les ponts
avant que tu ne passes à la terre

Donne à celui qui ne peut pas
Et pardonne à celui qui ne
veut pas
Laisse à l'enfant qui vient de naître
Rien que la chance de s'y faire                                          


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Samedi 27 décembre 2008
Vers en bernes, je suis vidée, plate, et les fêtes de familles enfin terminées, je me remets encore en question.
Deuil. J'essaye sans grand succès de faire le deuil de ma petite illusion... illusion... je sais pas.
So easy to say...
Mon seul amour, virginal, inaccessible, à peine touché du bout du rêve, et déjà décapité.
Merde.
Noël...
J'ai pensé à ces croyants fervamment courbés dans leurs temples...
Balancé deux-trois piques à mon Jehovah favoris... mal passé... mdr
Payens...
Mais passons, passons...
C'est moi que je remets en question.
Moi et mon putain de karma. Moi et mon petit chemin escarpé et glissant. Faut que j'arrête de jouer à la chèvre.
J'ai été gavée de cadeaux. Comme d'hab.
Même le Jehovah m'a glissé un billet le jour de Noël, sous couvert de bonne intention. Religion tordue...
Paraît que je mérite.
Mais bordel, pourquoi j'ai l'impression que je suis rien de plus qu'un mauvais brouillon ?
Je flotte.
Je provoque.
Je coule.
J'assume.
Ouais...
Liberté...
J'ai très mal. Mais ça n'a pas d'importance.
J'ai arrêté de chercher à comprendre comment je fonctionne. J'arrive pas à me placer dans la vie. C'est pas ma vie qui me fout le blues; parce que je ne me vois pas vivre une autre vie. C'est le maintenant. Le présent. C'est vrai, c'est pas normal de planter des êtres doués de conscience dans ce putain de monde...
Blues temporel.
Mais passons...
Paraît que je mérite. Mais je dis non. Paraît que j'ai le don de me trouver des blaireaux... oui...mais je dis non. Si je le mérite, c'est pas possible. Je m'emmêle les pinceaux.
Je suis vidée, j'essaye de comprendre, pour dire que le deuil c'est pas pour la semaine prochaine. Je sais même pas ce que je dois comprendre. Je comprends même pas si y'a qqch à comprendre.
Y'a moi. Qui tente de m'extraire de mon problème. En partant du principe que je suis mon propre problème... pffff...
Pourquoi faut-il que je me foute des trucs tordus dans la tête ?
Je peux pas me mettre en mode manège enchanté un peu ? Ca me ferait des vacances...
Et oui, illusion-eat, c'est ça aussi.
Même pas énervée. (pas trop)
J'ai mal de penser que certains préfèrent se suicider plutôt que de me rencontrer. C'est quand même (***) tordu. Prémédité..?
Résultat, je vis sur plusieurs plans. Encore. Pile et face, fonce et coule, c'est pas de la depression, c'est de l'impression...
Et toi, satané mort, file te cacher, les histoires de mérite, c'est bon pour les scouts...
Sur ce, vais plonger ma face dans mon kg de farine. Histoire de changer de tête...
Je délire...
J'ondule pas du tout en ce moment...

Ach, j'allais oublier...
Bonnes fêtes :)
(Heureusement qu'il reste les gamins...)

( Je plonge sur une autre question qui me tarabuste en relation avec mes contacts tordus... pour dire à quel point je dois absolument trouver du travail... c'est en relation avec le fait de fêter son anniversaire... le score est à P:4/J:3...c'est tendu... )



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Dimanche 21 décembre 2008
La neige a fondu lentement. Quelques traces noires résistent encore sur les bords de trottoir, et la ville a repris ses allures hivernales classiques, grise et froide.
Profitant d'une belle après-midi ensoleillée, j'ai emmené ma fille et le chien sur la butte à-côté de chez moi. Comme un trésor caché, un gros tas de neige tient bon : ce que les chasse-neige ont évacué de la route attenante.
Toute à l'importance de ses jeux, ma fille est partie vagabonder dans la pente, le chien à ses trousses. Je me suis dit que c'était bon d'avoir deux ans...
Elle est remontée, reniflant et toussant, les joues en feu, les chaussures noires de boue, avec un sourir magnifique elle s'est plainte de ses mains, rouges de froid, mais n'a pas résister au plaisir de se jeter une dernière fois dans la grosse neige humide.
C'est vraiment bon d'avoir deux ans...
Stone de fièvre et de fatigue,  elle s'est tenue silencieuse sur le chemin du retour, tenant la laisse du chien d'une main, et les doudous de l'autre, la poussette Maman-tractée (traction arrière bien sûr, c'est plus fiable) roulait vite en direction de la tasse de chocolat chaud et du bain de mousse mérité.
Malheur !
Un des doudou se fait la belle sur le chemin.
Et pas n'importe lequel. Il faut que ça tombe sur Doudou l'Autre... Je me marre en écrivant...
Il faut savoir que toutes les peluches d'une certaines dimension (15 à 20cm de long) sont appelées Doudou par ma fille.
C'est-à-dire que ce n'est pas un terme réellement affectif, mais une description de l'objet. Bien sûr, toute peluche appelée doudou est susceptible d'avoir l'affection de ma fille.
Mais certaines sont particulièrement chéries de sa personne. On les reconnaît facilement à leur odeur, aux taches diverses et suspectes qui maculent leur pelage et à leur capacité singulière à se retrouver régulièrement dans des situations perilleuses ( noyé dans la cuvette des toilettes, gisant dans la gamelle du chien, accroché sur la balustrade du balcon, j'en passe ). Ces doudous favoris obéissent à une espèce de hiérarchie complexe et mystérieuse, intransigeante et fixe.
Ainsi, le doudou de toutes ses attentions est un espèce de truc, rond, rose et blanc, qui évoque une espèce de mouton sans laine, et qui s'appelle simplement Doudou. Facile à reconnaître, c'est celui qui passe toutes les semaines à la machine mais qui à peine sorti est à-nouveau mis à contribution (il paye un lourd tribu le pauvre animal).
Le doudou en second, c'est Doudou l'Autre. Un petit lynx beige d'origine.
Les deux l'accompagnent partout, tout le temps, et en plus, il faut les nourrir et les laver...
Ensuite viennent dans l'ordre Bébé Rat (prononcer le "R" à l'anglaise), Petite Poule, Long Chien... ...
Donc, sur le chemin du retour, à deux pas de l'allée, malheur, ma fille constate la dispartion de Doudou l'Autre...
J'ai vu sa petite figure malade et rouge se décomposer, son regard chercher vainement à terre l'objet précieux égaré, ses mains fouiller le siège et les replis de sa veste, et sa voix cassée et faible répéter en incantation la formule " Maman, il est où Doudou l'Autre, il est tombé ..? Il est où Doudou l'Autre, il est perdu ? "
J'ai essayé de la sermoner, en lui disant (mdr) "Je t'avais dit de faire attention, tu as perdu doudou..." J'ai pas pu continuer. J'ai ressenti tout le drame que c'était pour elle, d'avoir lâché doudou en pleine nature, et dans ses yeux brillants de fièvre l'ampleur de la terrible constatation : Doudou perdu... quelle tragédie... (je me tappe un fou rire en me relisant).
J'ai donc fait demi-tour, avec le chien, la Germaine et Doudou, et pour clore l'histoire on a fini par retrouver le malheureux fugueur...
Je suis Super-Maman.
Revenus à la maison, enfin, miss et ses bestioles ont trempé jusqu'aux oreilles dans le chocolat chaud, et la première dans le bain, les deux autres ont fait un tour(encore) de machine. C'est (encore) maman qui offre le carousel. Et c'est vraiment bon d'avoir deux ans.
Une fois toute la ménagerie endormie, j'ai appelé une copine, et je lui ai raconté l'histoire. Elle s'est marrée en me disant que c'était ridicule de faire tout ça pour une peluche. C'est vrai. Mais le ridicule ne tue pas. Et il est tellement facile de parler dans le vent. Merde, j'aurai eu la mort de Doudou l'Autre sur la conscience, et être hantée par le regard tragique de ma fille, merci bien...
Je lui souhaite d'être mère et de résister à un regard pareil...
La dernière fois qu'elle m'a fait le coups, j'accompagnais un pote en bus direction l'hôpital. En descendant, elle s'apperçoit que Doudou a disparu. Je la regarde, un peu impuissante, et lui dis que doudou est resté dans le bus. Elle l'a regardé partir, sans dire un mot, (re fou rire), avec ce regard (il est terrible, vraiment), et moi impuissante, ma fille terrassée, le couillon qu'on accompagnait a joué au grand sauveur, en sortant Doudou de sa poche-revolver. Ma fille est tombée amoureuse ce jour-là.
Bin non, j'ai plus deux ans...
Nostalgie... :)

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Jeudi 18 décembre 2008
Une fois n'est pas coutume, et pour trancher un peu avec mon quotidien quelque peu sombre ( je reconnais que je ne vis pas les meilleurs moments de mon existence, mais j'ai vu pire...), je vais vous faire partager un bout de chez moi, ce qui, ou ceux qui, me tien(nen)t à coeur.
C'est après les longues heures passées à l'extérieur, trimballant ma fille aux quatre coins de la cité, recherche d'emploi, démarches diverses et plus ou moins fructueuses, administrations et personnel relatif plus ou moins engageant, c'est quand je rentre chez moi que je me sens revivre.
La vie...
C'est mon gros Dubbha, Border croisé Golden, qui surgit de la cuisine et se roule à nos pieds, qui se roule sur nos pieds, qui léchouille les joues à portée, qui donne des coups de queue dans tous les sens, qui se met sur le dos et file des coups de patte à tout-va.
C'est le Socrate, chat pirate et teigne, tîtré Monsieur Tocrate par la force des choses, qui vient roucouler et feuler le chien, et bombe le dos, fait la grosse queue, et repart trottinant pour indiquer le chemin de sa gamelle, et revient contrôler que la porte se referme sans qu'aucun visiteur impromptu ne trouble son moment de domination quotidienne, et repart après avoir balancé une dernière claque au chien...
C'est Maître Gaston, le tigré balloné qui émerge en retard, s'assied sur le seuil de la chambre, en clignant des yeux, prenant le temps d'analyser la situation, finit par se dire qu'il y a moyen de moyenner quelques croquettes, vient flemmarder entre mes jambes, celles de ma fille...
Et pendant tout ce temps, tant bien que mal, on s'escrime avec la Saucisse à se sortir de nos bottes, de nos manteaux, et les écharpes qui s'emmêlent dans les attaches du bonnet, et le chien qui se roule, le noir qui se faufile, le Gaston qui se fait marcher dessus...
Une fois débarassée, ma fille se jette sur le chien, qui riposte en la repoussant des pattes, et part en faisant des bonds, et la Germaine qui lui court après, et qui repasse en se faisant courser par le chien, et revient accrochée à sa queue, et Dubbah qui repasse la balle entre les pattes, un dribbler hors-pair, et pendant 10mn, je les regarde faire ce qu'ils savent faire de mieu, jouer, apprendre, être simplement deux êtres qui se comprennent, et je me dis, l'amour, c'est maintenant, c'est ça, et je m'impregne de toute cette énergie bruyante, de tout ce chaos vivifiant...

Ma vie est ponctuée de noms que je porte en talisman.
Edgar, le siamois de gouttière tigré avec qui j'ai grandi, qui a dormi 16 ans entre mes jambes, et qui m'a donné toute la confiance qu'un animal est capable de donner, et qui m'a offert des centaines de mulots, et sa chaleur, et la douceur de son poil quand la petite fille que j'étais perdait pied...
Gitan, le croisé belge récupéré en sang sur une plage du sud, ramené en Suisse caché entre les bagages, qui a sû, la poignée de mois qu'il a partagé avec la famille, nous montrer ce qu'était le courage, la volonté, ce qu'un chien battu était capable de donner à d'autres mains que celles qui l'ont, finalement, frappé trop fort pour ne pas entraîner la mort, lente, irrémédiable...
Largos, l'allemand au masque noir, offert par ma mère à mon père, et qui est resté seul avec lui, ces longues nuits d'attentes, ces longues nuits de deuil, le seul être qui ai pu réellement toucher la douleur et le vide d'un homme que rien ne semblait bouleverser...
Socrate, crevure pirate increvable, le seul être ayant vécu et réellement connu mon parcours épique à travers les parcs de la cité, blotti dans mon sac entre son biberon et mon foulard...

Est-ce donner trop d'importance aux animaux ?
Est-ce un moyen de compenser une carence affective ?

Il y a, au-dessus de ces questions, quelques chose d'essentiel, que je vis tous les jours chez moi.
Personnellement, je n'ai jamais acheté un animal. Je n'ai jamais choisi un animal.
Ce que je vois chez moi, et que j'ai le souvenir d'avoir vécu lors de mes premières années, c'est qu'un enfant ne voit pas un animal. Ma fille de deux ans voit les chiens. Et elle voit Dubbah.
Elle sait que Dubbah est un chien.
Mais quand elle imite le bruit du chien, et qu'elle imite le bruit de Dubbah, les sons ne sont pas pareils.
Maintenant qu'elle parle, qu'elle cause pour être exacte, c'est à son "frère" qu'elle demande les derniers bisous du soir. C'est à lui qu'elle donne ses tartines. C'est sur lui qu'elle se couche avec ses doudous quand elle a besoin d'une pause. C'est avec lui qu'elle fait ses puzzles et ses coloriages. C'est à lui qu'elle raconte ses histoires. C'est aussi avec lui qu'elle dévalise les boîtes de biscuits que je m'escrime à remplir pour Noël...

Il ne s'agit pas d'une carence à compenser. Il s'agit d'une espèce de symbiose. D'un lien unique. De quelque chose de magique.
Le chien ne remplace rien. Le chien ne compense rien.
Le chien est à sa place de chien, mais l'enfant à ce don que la plupart des adultes ont perdu, et qui fait de lui un maître privilégié. Il respecte l'animal pour l'individu qu'il est, et non pour l'animal obéissant et serviable que l'on en fait. Et l'animal dans ce cas ne fait que donner le meilleur de lui-même.

Je vous écris en ce moment, le chien allongé sous ma  chaise dans la  chambre, les deux chats roulés sur le drap de mon lit, et Eliot et Ramses qui trottinent prudemment entre les piles de papiers qui jonchent  le bureau, et qui viennent piquer quelques grains de riz dans mon bol en passant...

Je n'ai jamais choisi un animal.
Et pour être honnête, je crois bien que je n'ai jamais décidé du nom qu'il porterait...




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Mardi 16 décembre 2008
Je me réveillai un matin en vrac, les oreilles tirées
Entre mes tempes quelques vapeurs lentes traînaient
Me levant je m'étirai, et mon coeur iradié se soulevait
Dans les brumes lattentes d'une cuvette émaillée

La piqure froide de la douche sur ma peau moite
Me rendait l'âme égarée entre deux pilliers noirs
Où dans le fond d'un verre un iceberg en marée basse
Languissait de retrouver un semblant de mer.

Le peignoir jeté sur les épaules je me sécouai
Tirai du fouilli de linge une cigarette torve
Que je tentai d'allumer à la chaleur de la cuisinière
En évitant de me roussir les poils de nez

Par la fenêtre ouverte filaient les limbes bleutées
D'un univers parallèle que j'avais visité
Filaient aussi en flash les billets colorés
A mesure que je remontais sur ma céphalée

Je me demandais par quel miracle je tenais debout
Quand un bruit sec me cercla les sinus
A la porte un huissier se tenait rigide et lunettes
Accompagné des uniformes en bonne et due forme

Je me surpris à penser qu'enfant les boîtes au lettre
Amenaient parfois de simples lettres,
Les petits mots sucrés de gomme pour les goûtés
Et les belles lettres des cousines américaines

La pauvre bête devait déborder de factures et d'impayés
La comparaison entre elle et moi s'arrêtant au fait
Je me retrouvais avec deux schtroumpfs et Gargamel
Ma veste à leurs pieds rembourrée d'une ouate peu licite

L'univers parallèle me rattrappait et le sol s'ouvrait
Quand un des bleu se baissa pour la récupérer
Sous mon peignoir un courant d'air glacé
Je tenais accrochée au chambranle et me jetai la première

L'autre surpris ne dit rien, et l'huissier annonça
Mme Beniton, la syncope me tenait le bras
Je désignais sur ma porte ondulante
Mon nom qui n'était pas celui là...




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Libre d'être unique,
Libre d'être larmes
D'être cris
Libre de me souvenir
De vivre dans le passé
Libre de souffrir
De me laisser aller

Libre d'être libre

Libre de m'attacher
De me détruire
De me saigner
De m'en aller
Libre d'être libre
Mes mots sont des éphémères
Qui s'envolent en mourant
Et rejoignent en chantant
La lune qui les a vu naître.


Et pourtant, il aime
le mal-être
fait femme
une morte et si belle
compagne de l'ombre

La Foi n'a rien à perdre
La Perte n'est d'aucune Foi
Perds la Foi et tu verras
Que la Foi ne te perd pas



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