Il m'a traité !!!

Pardonne

Oh, I try to find her,
Oh, I try to answer
I touch her hand
And her death smile
She really wants to get me

I've seen the door
And the wall's cry,
...let it brain...
...static blood...
And kiss the Fallen Angel
Down in the Heart of Hell

Or...
I will find the outside
I will try to run
I will home again
Sing that song of pain
That follow me home

Oh, I try to kill her
And I read the prayer
How to have the whole
Let it drain your soul

Lola-Noir Désir-1987

                          
                             






L'eau qui coule sur tes joues
coule sur celles de ton père
Il en passera sous les ponts
avant que tu ne passes à la terre

Donne à celui qui ne peut pas
Et pardonne à celui qui ne
veut pas
Laisse à l'enfant qui vient de naître
Rien que la chance de s'y faire                                          


Passez-y

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=>faux rêveur
   Faux Rêveur
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=>toby dammit's trip
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Lundi 3 novembre 2008
... chômage oblige, ma tête cummule un tas d'infos.
Me suis inscrite sur facebook.
Honte à moi ???
Je rigole bien en voyant ce que sont devenus les enfants que je connaissais.
Je rigole plus ou moins en fait.
C'est une étude personnelle sur les rapports que ce genre de réseau provoque.
Car il s'agit bien là d'une provocation, ça n'a rien de naturel.
Pour ceux qui me connaissent, vous savez que je suis d'avis que les liens se font et se défont naturellement.
Qui m'aime me suive,ou quand tout est dit passez printemps.
La dèr est de moi.
Or Facebook, ce magnifique réseau social que j'étudie de près depuis quelques jours, permet entre autre de retrouver des personnes disparues.
Béatitude !
Il suffit de cliquer sur ajouter comme ami, et là, ça s'enchaîne, les demandes arrivent, incessantes.
Pourtant, je me rappelle pas avoir été populaire en tant que petite fille.
Solitaire, rêveuse, parents à la vielle, je sortais pas, je jouais pas, je lisais et je dessinais.
Oui, parce qu'à l'époque je lisais pour m'instruire.
Ce n'est que plus tard que j'ai accepter d'assumer ma sauvage prétention.
:P
Donc les demandes affluent.
Nouvelles, le classique tu deviens quoi ???
15 à 10 de perte.
Sans rancune les mecs.
Bien sûr, je n'ai trouvé sur ce réseau que l'élite, ceux qui ont pu se payer un ordi et une connexion.
Je préférais largement le groupe des émigrés à l'époque.
Introuvables.
Personne n'a eu de nouvelles depuis leur départ, et personne ne se rappelle même leur présence.
Alors que les photos sont là.
Invisibles.
La Rwandaise, La Bosniaque, l'Italien(mon chouchou de l'époque, un gamin barré de chez barré, un jour on s'empiffrait de cerises en faisant le mur des voisins, un jour on se battait à finir chez le proviseur, yeux au beurre noir, bosses et genous écorchés...souvenirs), l'Espagnol et le Portugais( mon nadmirateur secret).
Il y avait aussi cette gamine, que personne ne comprenait, toujours à la traîne, toujours habillée de frippes, à laquelle je m'étais alliée pour emmerder le groupe des jolies bien sappées et populaires.
Je crois bien que je suis la seule à l'avoir vue sourir.
Pour moi, ces gamins ont encore des noms.
Emilio, André, Marta...
Mais sur les photos, ce sont des inconnus.
Révolte ?
Aucunement.
Je me rappelle simplement pourquoi je n'ai pas garder de contact.
La liste d'amis...
Entre la miss qui snob de façon royale mon salut quand je la croise, et qui s'affiche amie pour matter mon profil-j'ai accepté, en lui envoyant mes pensées affectueuses tiens-j'ai rien à cacher.
Les super promesses, faut qu'on se fasse un truc tous ensemble. Bin voyons.
Je vois d'ici le tableau.
L'élite consacrée en face-à-face, et si on parlait du temps qu'il fait ???
Pour peu qu'ils choisissent pas un resto hors de prix, histoire de bien faire le tri.
Je dis pas qu'ils ont tous virés bcbg coincés ordrés actifs et rangés... presque...
Mais celui qui s'affiche dans le groupe pour McCain (mdr) et toutes ces collections d'amis, et ces photos souriantes, classes, enfantines...
La conclusion ?
A vous de la trouver.
Sur ce j'y retourne.
Demain, j'arrête.
Et pis là, une petite photo de moi inédite...

Un vrai petit ange sauvage à 3ans ...

Faire les cartons, remonter les souvenirs, ça a du bon...






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Mercredi 29 octobre 2008
Le soleil caresse un rivage de marbre
Un asile qui retient ma carcasse
Mon sabre jeté dans le sel s'enlise
Dans le sable qui file entre mes doigts
Mourir !
Reconnaître au soleil qui ne vient pas
La foi du médiocre dans sa faiblesse
La tourmente d'un savoir qui se fait lache
De toutes les écumes que mon coeur arpente
Mourir...
A la lune ma déesse je soupir
Tant d'innocence et de gravat pour l'enterrer
Faut-il donc que le destin s'acharne
Mon coeur chante, et mes larmes sillonnent la dune
Mourir
Je vois les voiles qui prennent le large
Et moi, je reste, toujours, tu ne peux pas
Je le saurai, mon coeur aurais cesser de battre
Je n'ai foi qu'en moi, puisque c'est de toi
Mourir
Les vagues viennent me lécher les pieds
Et les voiles au loin ont cessé d'exister
Il n'y a plus rien, pas même le vent du large
Pas même une falaise pour me pousser à tomber
Mourir !
Le vide et la nuit, le chant des sirènes
J'ai froid et je meurs, il m'en restait donc une boîte
Une bouée de sauvetage, échouée sur la plage
Le silence, le silence, le silence...
Mais mourir...
Encore, je refuse !
Je tiens trop à la vie, et les rochers
M'accrochent aux dernières brises
Le large s'affale à mes pieds, capitule
Mourir
Mon sang vibre, à la garde de mon sabre
J'embrasse le ciel, la vie et l'amour
Fauchée, et pourtant je marche
Je marche, sur l'horizon qui me ramène
(Mourir)
Qui me ramène de là
Ici même où commence cette histoire
Une plage de marbre, le souffle des écumes
Et le soleil qui glisse, qui coule sur ma peau nue
Mourir
Ailleurs, un autre horizon se teinte
Le sang lie aux nuages la mer houleuse
Qui se joue de toutes les larmes
Qui se roule à mes pieds, et le soleil
Coule sur ma peau nue.




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Mardi 28 octobre 2008
I'm gonna be mad...
Alors quoi, je peux plus écrire ce que je veux ici ?
Grrr...
Illusion-eat, c'est pas un reality show,
C'est moi, comme je veux être à l'instant, comme ça, regarde, abracadabra...

T'as rien vu ?
Pourtant, pendant un instant, je me suis retrouvée entrepreneur, portable sous le bras, mobile à l'oreille, les clés de la BM collées dans la poche de mon super blazer écru, retombant parfaitement sur une jupe mi-longue, celle qui arrive juste en dessous du genou, les bas invisibles glissés dans des mocassin bout droit hors de prix.
Cheveux tirés en arrière, lunettes de soleil effilées, maquillage et manucure, je sors du salon de beauté...
Un client, un rat, veut jouer les prix à la baisse.
J'avais prévu le coups, bien sûr, et je lui accorde 10 %. Vu que j'avais arrangé une marge de 20% avec mon comptable, c'est encore bénéf.
La BM accuse 10'000 au compteur. Faut que je prenne le temps de passer au garage, je vais pas lui laisser perdre trop de valeur. Et puis ce cuir beige me lasse.

Voilà.
J'écris.
Forcemment, je connais mieu la zone que le luxe.
Et puis le luxe, le luxe, pour se que j'en a soupé du luxe, des petits plats dans les grands, des soirées golf quand ses messieurs passent au fumoir... Je m'ennuye dans le luxe. Et c'est un euphémisme.

Alors quoi, serait-ce à dire que je me complaît dans la zone ?Ce n'est pas de la complaisance. C'est de la vie, de la vrai. C'est de la souffrance.
C'est ces gamins qui tirent sur les pigeons au petit plomb.
C'est ces mères débordées qui s'arrachent les cheveux en relisant les devoirs de leurs têtes blondes.
C'est ces gamines de 16 qui jouent aux putes pour se payer du Dior.
C'est ces deux mecs, complétement fracassent, qui font sortir les poussettes du tram pour s'allonger un moment à même le sol.
C'est la gerbe qui fait des mozaïques sur le trottoir avant que les balayeuses ne passent, les chiens endormis et faméliques sur les pieds de leurs maîtres assomés par une dose de trop.
C'est la gare, c'est les squat, c'est les banlieues.
Ca sent l'homme qui rentre du bar, et qui dit à sa femme qu'il revient du travail.
Ca sent les déchets fouillés par les corneilles et les vieux qui ont travaillé pour de la soupe d'eau.
Ca sent la mort, quand on oublie le voisin pendant 6mois.
Ca sent la pisse de chat, le plastique brûlé, la cuisine grasse.

Voilà l'odeur de l'humanité.

Face à elle, y'a celle de la nature.

Ce n'est pas de la complaisance, c'est de la compassion.
Quand je file une thune à l'ivrogne de la poste, en sachant qu'il ne s'achètera pas à bouffer avec.
Quand je passe deux heures au téléphone avec ce mec qui est sur de crever pendant la nuit.
Quand je prends chez moi les deux grands des voisins pour qu'ils fassent leurs devoirs.
Quand j'explique encore et encore la même recette à ma soeur.
(désolé soeurette, c'est sorti tout seul...)
Quand je passe du temps avec certaines personnes sans les blâmer, sans leur poser de questions.

It's so hard to do, and so easy to say...

Moi, je fais, je dis. Ce n'est pas de la répulsion. C'est ce que je vois. C'est ce que je sens.
Je suis la gardienne.

J'écrivais sur la nature. Mes histoires de loup me viennent de là.
Parce que petite, je détestais l'humanité. Je haïssais tout ce qui la touchait, de près ou de loin.
Je collectionnais les photos des animaux en voie d'extinction.
A 13 ans, je voulais rejoindre green peace.
On m'a dit, c'est pas possible.
Après ma mère est décédée.
Avant ça, j'ai passé plus d'une année dans les hôpitaux.
L'homme m'a touchée.
L'odeur de la maladie.
L'odeur de la merde, de la pisse, du désinfectant.
Le sourir des infirmières, au-dessus de tout.
Le regard de ma mère, 2 mois avant sa mort.
Les petits vieux qui rigolaient entre-eux.
Ils attendaient.
Chaque jour, un autre petit vieux apparaissait.
Et chaque jour, c'est un autre qui disparaissait sous un drap blanc.
Mais y'avait pas de larmes.
Juste... la paix.
Pas de résignation.
Juste...le moment.
dans la mort, j'ai appris à aimer l'homme.
Comme si avant ça, je me sentais pas de leur bord.
C'est cette petite vielle qui riait avec ma mère. Qui nous offrait une tasse de chocolat quand ma mère partait en délire.
Je pleure.
C'est plus de la douleur.
C'est de l'amour...

Pour les vivants, pour les morts, pour l'humanité.

La Terre.
Elle nourrit ce qu'il y a de pire, ce qu'il y a de plus beau.
La mère du monstre, Allien.
Je suis fille de la Terre. Je fais mon cycle avec la Lune.
Mais je fais partie de l'humanité.
Que ça me plaise ou non.
"No hope, no love, no glory ; no happy ending..."

Je vois.
J'écris.
Point barre.

Contradictions.
Mais la vie est faite de contradictions.
Je ressens au plus profond de moi, ce que je vois, ce que j'écris.
Je grandis.
Je crois pas qu'il s'agisse de folie.

Dehors, dehors, la pluie bat les arbres, dont les branches nues et noires s'accrochent au ciel.
Pitié.
Les sihouhettes des barres d'immeubles tranchent sur un horizon violacé sombre.
Pesant.
Quelques fenêtres, encore allumées, laissent entrevoir leurs vies.
Surprenant.
Mon écran, ici, ne voit rien. Ne dis rien. C'est moi. Moi et le clavier.
Réalité.

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Lundi 27 octobre 2008
J'aime pas, quand je pleure, j'ai les yeux rouges, tout recroquevillés, je vois plus rien, ça pique, ça me fait mal à la tête. Mais quand je pleure pas, alors que je devrais le faire, ça me fait peur. C'est con. Ca me rappelle quand j'étais plus jeune, que je pleurais jamais, que je gardais tout en moi, et que ça me bouffait. Je pleurais pas, parce qu'on m'avait dit que ça servait à rien. Je pleurais pas, parce que personne ne me consolait, que je me ramassais encore une baffe si les larmes continuaient de couler, malgrés moi. C'est le fou-rire inversé, je tentais de penser à des trucs drôles, et ça m'a rien apporté, si ce n'est que j'ai un putain d'humour à la con maintenant. Et que je m'en excuse, un peu quand même...
Elles sont précieuses, mes larmes, elles sont violentes, des rivières qui embarquent tout sur leur passage. Et aujourd'hui, j'ai peur...
C'est pas que je tire sur les deux bouts , c'est juste que je sais même pas où les chercher, ces cons de bout de merde
quand je fais les courses, je dois choisir entre le poivre et les oignons, pour dire à quel point c'est n'importe quoi
je vois pas dans quoi je peux chercher du taf, parce que, mon dernier boulot, c'est mort, donc je glande, je me prends la tête, je ressasse, j'ai viré de mon entourage (ai failli mettre tout-le-monde)tous ceux qui m'emmerdent, Tous avec un grand T, tiens.
Donc j'ai peur, parce que j'accumule la pression, je m'écarte de tous ceux qui m'emmerdent (s'ils m'emmerdent, malgrès tout, c'est qu'ils me touchent...à méditer), j'ai viré tous les mecs qui me tenaient chaud, et toutes les substances compensatoires... et je ne pleure pas. Rien. Pas une larme...
Et je sais pas trop, est-ce que ça va virer d'un coups, et que je vais me casser la gueule ? Mais je le sens pas venir, c'est comme si ma sensibilité s'était déplacée, le temps que je restabilise tout le bordel...
Parce que là, j'écris pas pour me plaindre, j'écris pas pour donner de mes nouvelles. Je m'interroge. Je ressasse. Le passé remonte, sans haine, non sans violence, et je me questionne.
Cet article, pour dire à quel point ça me perturbe, de pas pleurer. A quel point ça me rappelle moi plus jeune, moi silencieuse, avec une putain de hargne en plus dans le coeur, qui m'ordonne de foutre la merde dans mon entourage, de remuer tout ce qui traîne depuis trop longtemps.
Mes larmes sont en vacance, je sais pas où, au soleil sous les palmiers, tiens, les Caraïbes, la mer qui glisse jusqu'à l'horizon...(besoin de vacances, mdr).
Où alors c'est moi. Vous m'avez vu, ici, passer par de nombreuses phases psych-louches. Articles que je déteste, qu'ils y restent, finalement, c'est moi tout cru(hésite sur le chapeau...si...^). Pfff, fatigue...lapsus à la con, aussi...
J'ai besoin de prendre l'air.
Finis !
Donc, mes phases. J'ai pas suffisament de recul pour savoir ce que ça change en moi, ce que ça fait de moi, où ça me mène, si ça me change vraiment, si ça fait de moi une autre personne,... ...; tout ce que je peux faire, c'est prendre en considération tous mes raisonnements. Et là, c'est la pagaille. C'est des dizaines de raisonnements, la plupart complètement...zarb...dont je met le débouché en pratique. Je fonctionne en quin...(prendre le dico...aller me coucher...)  . C'est fatiguant. Et je me dis qu'il faudrait pas qu'il y ait de caméras chez moi. Note : le pendule tire en direction du portable et oscille, hallucinant, quand il s'approche-bin ouai, j'avais pas de portable la dernière fois...et tout ça, je ferai mieux de chercher un taf, même si je me retrouve chez Rolex...et merde...
Vider la tête...
Et hier matin, c'était les éclats.
Des trucs improbables, comme quand j'accorde mes restes, tout ces bouts de broc qui me restent, et que j'ai rien pour lier, à part un peu d'intuition.
L'article m'a vidé.
En le relisant cet aprèm, je sais pourquoi je l'ai écrit. Sur le moment, ça devait sortir. C'est tout.
Même pas eu la force de le relire de suite.
Je sais pas, c'est un peu une nevrose, non ?
Bref, je m'en vais méditer tout ça dans mon lit, cette fois, je tiens plus.






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Libre d'être larmes
D'être cris
Libre de me souvenir
De vivre dans le passé
Libre de souffrir
De me laisser aller

Libre d'être libre

Libre de m'attacher
De me détruire
De me saigner
De m'en aller
Libre d'être libre
Mes mots sont des éphémères
Qui s'envolent en mourant
Et rejoignent en chantant
La lune qui les a vu naître.


Et pourtant, il aime
le mal-être
fait femme
une morte et si belle
compagne de l'ombre

La Foi n'a rien à perdre
La Perte n'est d'aucune Foi
Perds la Foi et tu verras
Que la Foi ne te perd pas



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