Il m'a traité !!!

Pardonne

Oh, I try to find her,
Oh, I try to answer
I touch her hand
And her death smile
She really wants to get me

I've seen the door
And the wall's cry,
...let it brain...
...static blood...
And kiss the Fallen Angel
Down in the Heart of Hell

Or...
I will find the outside
I will try to run
I will home again
Sing that song of pain
That follow me home

Oh, I try to kill her
And I read the prayer
How to have the whole
Let it drain your soul

Lola-Noir Désir-1987

                          
                             






L'eau qui coule sur tes joues
coule sur celles de ton père
Il en passera sous les ponts
avant que tu ne passes à la terre

Donne à celui qui ne peut pas
Et pardonne à celui qui ne
veut pas
Laisse à l'enfant qui vient de naître
Rien que la chance de s'y faire                                          


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Lundi 27 octobre 2008
Je cherche du travail. C'est pas bien grave, c'est juste comme ça, paraît qu'on subit une crise pire que celle de 29, alors moi je cherche du travail, les fonds de tiroirs sont vides depuis le début du mois dernier, plus de bas de laine...
Ai retrouvé les tickets migros de 2006, je garde vraiment n'importe quoi, enfin, ils m'ont permis de constater l'ampleur des dégats, et je comprends mieux pourquoi avec mes 100 balles je bouffe plus une semaine.
Hallucinant, les prix ont flambé, c'est pas du pétrole, c'est du kérozène, pourtant j'étais sure d'acheter du pain et du lait. Faut que je pense à passer chez l'opticien, j'ai la vue qui baisse...
C'est pas bien grave, c'est juste que la terre, c'est pas bien terrible en entrée, pour économiser je gratte celle qui reste sur les patates, ça lui donne du goût, et pis je la paye au prix de la patate, non ?
J'ai eu l'occasion de parler avec un analyste financier. Il a pas dit grand chose, à part que c'était le moment d'investir.
Tu m'étonnes. Je vais revendre la terre que je gratte sur les patates pour investir dans un lopin de terre.
???
C'est pas ça les subprime ???
Ën parlant de ça, y'a 2-3 blagues sympa qui tournent en ce moment.
Vous connaissez celle de Ginette ?
Ginette qui fait crédit aux alcooliques chômeurs ?
Balancerai tout ça une autre fois.
L'analyste financier m'a fait une fameuse analyse.
Qu'il a résumé en une poignée de mots.
C'est pas près de s'arranger.
Bravo.
J'en connais un autre, vendeur d'assurance.
Il paye plus son loyer depuis trois mois.
Parce qu'il est payé, entre autre, sur les interêts des primes que payent ses clients et les interêts de placement qui en découlent.
C'est du propre.
Donc il vend des bouts de papier, qui passent en valeur SoS, PAd, GRB... ... qui filent en fond d'investissement, et tout ça, je vous rassure, personne ne sait ce que ça signifie, ça représente de l'argent.
Mais c'est de l'argent qui n'existe pas, comme les crédits des alcooliques chômeurs de Ginette.
Donc, de l'autre côté de la chaîne, celui qui vit en vendant du papier pour toucher les interêts des interêts, bin il paye plus son loyer.
C'est tordu à souhait, j'adore.
Ce con, juste avant que ça se casse vraiment la gueule, me proposait une place dans sa boîte.
Je lui ai dit que ça tenait pas debout, que l'argent, je dois le toucher pour l'empocher...
Il rigolait en me traitant de paysanne.
Bin moi, je paye encore mon loyer, alors que lui avec sa superbe audi, il fait même plus le plein.
Mais le problème, c'est que la crise touche tout le monde, pas seulemeent les idiots qui pantinent de l'argent fictif en s'en mettant plein les poches.
Je travaille pour ces gens là. Ils ne peuvent plus me payer. Bon, je me démerde, y'a toujours de quoi se servir en Nature, dans ces grandes baraques.
Mais je vois pas ce que je peux faire d'un Rodin, vu que plus personne ne peut investir.
Alors il traîne dans mon salon, prend la poussière, et je me demande...
Est-il en train de prendre, ou de perdre de la valeur ?
Je suis complétement perdue en économie.
Tout ce qu'ai vaguement retenu des cours d'économie politique, c'est cette phrase de mon prof:
"Le ballon gonfle, gonfle, gonfle, et pis un jour il pète; notre système, dans dix ans, il est mort, comme le ballon."
C'était en 98. Très bon prof.
Bon, c'est pas tout ça, j'ai 2-3 poubelles à fouiller avant que la pluie n'abîme tout.
Vélo, charette... c'est parti, je vais faire mes courses...
De la terre, de la terre, de la terre.


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Lundi 27 octobre 2008
Perdu ma connexion depuis le dernier article, vu que je suis fauchée, que j'ai déjà vendu tout ce que j'avais à vendre...
il reste bien le Toshiba, cette bague que je porte autour du cou, pour ma fille, le chevalet que j'ai reçun pour mes 24ans... je me dis que l'ordi et le chevalet, je peux m'en passer.
La bague ne m'appartient pas vraiment, j'en suis juste la gardienne.
Perdu le réseau, juste après avoir envoyé l'article, jusqu'à hier soir, c'était après-trop tard-le PC a failli sauté par la fenêtre, lui plutôt que moi, puisque je ne m'appartiens pas vraiment, je ne suis que la gardienne de mon corps.
Un com, un article...
J'avais pris la route, au volant de la V6 qui ne m'appartient pas non plus-de ce fait elle évite les sorties de route préméditées-j'avais pris la route, dans l'idée de vider le réservoir, garder juste de quoi finir le mois, rouler, passer des virages en montant les tours, idiot, libérer un peu de mon impuissance...
Mon côté garçonne avait besoin de prendre le large, alors j'ai pris la voiture et le clébard, Renaud et de quoi me rincer le gosier, mes CD, et j'ai roulé.
1 heure plus tard, le chien m'a regardé piteusement, à posé sa patte sur mon bras...
J'étais dans les bois, j'ai arrêté le moteur, laissé filer la bête, une chouette est venu se poser à 100m de là, une belle chouette hululante de ses grands yeux brillants, c'est tout ce que je distinguais, à part mes pieds. Nuit absolue, 21h, pas un chat, rien que le chien, et la chouette, et moi, qui vidait les canettes en faisant le vide.
Repris la route, un peu troublée j'ai levé le pied, descendue sur Carouge, mon QG, 15 vieux traînaient au comptoir, avec moi, ça faisait 16...
On ne revient pas en arrière.
J'avais 18ans, je retrouvais là tous les soirs de la semaine une 30aine de potes, de ceux qui font marcher les brasseries du monde entier et qui demandent au monde de tourner dans leur sens.
On revient pas en arrière.
Hier soir, par petits groupes tamisés, les 15 de la vielle discutaient sans heurt, admettaient leur âge en sortant de boulot, la vie roule, simplement.
J'ai pas vu le temps filer.
Ils se sont éloignés de la force qui nous liaient. En me voyant débarquer, passablement éméchée, ils m'ont saluée, ça fait longtemps, t'avais déserté ?
Je les ai regardé, bafouillé une réponse anodine, celle qui les arrange, j'ai fait au mieu... la gamine, le chômage, pas de thune, pas le temps.
Mais la vérité, c'est que je n'ai rien déserté. J'ai gardé la force qu'eux ont laissé filer. Je suis la gardienne.
Passé commande au bar, une pression, je m'assied à la table ronde. Cette table qui a été marquée de nos noms, un soir, mais les noms sont partis, la table a été poncée.
Est-ce que le bois garde en mémoir ce qu'on y grave ?
On ne revient pas en arrière.
Boris finissait sa canette, on cause un peu. Une étincelle allume son regard... Son sang reconnaît la force, mais son cerveau me barre la route. Oui, le bois garde en mémoir les mots qu'on y grave...
Je suis comme ça, je prend les petits chemins barrés, le temps n'efface rien.
Cent fois, au croisement des grands axes, je reconais des visages, en les regardant, je sens qu'il serait tellement plus simple de suivre le mouvement.
Mais je suis pas faite pour l'autoroute.
22h.
Je me rentre.
La ville est morte.
Les chats attendent leurs croquettes, se prostituent entre mes jambes, à coups de rou rou ron ron, le noir me monte sur les épaules, s'emmêle dans mes cheveux et me frétille dans les oreilles. Il mange quelques croquettes là, posé le long de mon bras, au creux de ma main, et retourne à sa gamelle.
Le chien englouti la sienne, et revient voir, au cas ou, peut-être ce soir y'aura-t-il un extra ???
Les chats lui font vite comprendre, c'est mort, viens donc goûter de nos griffes !
Je passe au PC.
Réseau, miracle... un com... un article...
Je me jette sur mon clavier, le réseau passe... le réseau tient...
2 mails.
Le réseau lache.


Fevrier 2008.

Passé une journée à l'hôpital. Les chemins barrés, y'a que ça de vrai.
2jours pour me remettre, me reste 4 jours, WE compris, de certif.
Pas un rond, je prend de quoi bouffer, de quoi rester au sec et mon pouce.
Je passe la frontière et fait un bout de chemin avec un pote, qui me lache à Lyon.
Un carton, mon plus beau sourir, et un jeans bien moulant... ça aide...
2h plus tard, j'embarque dans une camionette. Le mec blablate regarde blablate...
Mon portable est mort, je me sens mal à l'aise, il me débarque 50 km plus loin.
Je recommence.
Encore.
Encore.
Encore.
Cette fois, 200km d'un coup.
La nuit tombe. Je me retrouve sous le couvert d'une station service, vais me réchauffer une heure dans les chiottes.
On frappe à la porte, super, contrôle d'identité, les deux flics tiennent bon, 2h plus tard, miracle, ils me lâchent en me recommandant de ne pas faire de stop. Parce que c'est interdit... Je vous jure que j'étais pas au courant...
Pour plus de sécurité, ils me plante en plein milieu d'une petite bourgade, à 20 kil de l'autoroute. Merci, c'est trop gentil...
Une petite dame toute aimable m'embarque à 5h du mat.
En me déposant sur Bondy, elle me donne de quoi déjeuner. Il fait encore nuit, mais je suis à deux heures de marche à peine de mon but. J'enfile les chaussures adéquates, et je me met en route. Pour éviter les Lilas, je file sur Drancy, et là, je contourne Bobigny en prenant sur Aubervillier, je me paume un moment, je tourne...
5h plus tard, passe enfin le dernier périph, avenue des Flandres, j'ai faim, je suis gelée...
Il est presque midi, 15 fevrier 2008.
Et je déteste Paris...
Je passe devant un kebab qui a pas l'air trop dèg, je me change aux toilettes, le miroir ne me reconnaît pas.
Je m'endors presque dans mes frites, me file une claque...
Jusque là, c'était de la rigolade.
Je sais pas par où commencer.
Jusqu'au soir, je marche sans but, dans cette ville trop grande, au milieu de ces gens trop seuls, je me sens tellement... rien... seule... minable...
Une photo...un prénom...une métropole...
Samedi midi.
Exténuée, affamée, glacée, j'ai mal, aux pieds, au ventre, à la tête...
Je m'assied sur un banc, je sais pas comment je suis arrivée là, en face de la sculputre Tingueli...
Elle me nargue, cette conne.
Il me reste 7euros, 1 paquet de biscuit...
Je machonne en essayant de faire le vide, pffff...
Perdue...
J'ai essayé.
Je dois déjà penser à rentrer.
Je passe par Montmartre, le seul endroit potable de cette ville que je déteste encore plus qu'à mon arrivée.
Depuis que j'ai quitté Genève, j'ai marché près de 40 heures, passé deux nuits glaciales sur les routes, mangé un paquet de biscuit, une frite, deux sandwich et un café...
Goûté à l'aventure...mon cul oui.
Par chance, je croise une plaque suisse, je supplie... et j'embarque pour Zürich.
Dimanche, 10h, je suis devant chez moi.
On revient pas en arrière.

Moi, je suis là, j'ai pas bougé depuis.
J'ai fait tout ce qu'il était possible de faire.
J'ai même donné sa chance à la chance.
C'est dire.
Alors, viens-pas me parler de mort.
Moi je suis là, et bien en vie.
Bouge-toi le cul.











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Samedi 25 octobre 2008
Je pense à toi, comme je m'assied dans l'herbe coupée
Dont l'odeur verte me rassure, et je pense encore
A nos premiers verbes, notre première fois
Qui ne vient pas, qui se désespère
Un amant dont l'absence repousse le manque
Une prairie entière laissée en jachère
Et dont les fleurs portent toutes les ailes de mes mots.
S'épanouissent les pavots somnolants, les mauves affriollantes
Mais je pense et mes mots s'échappent
Sans te rejoindre vraiment
Car je suis seule et la foi ne suffit pas toujours
Quand mon corps réclame la chair et la chaleur de ta chair...

Plonge en moi, je veux t'offrir le vide, je veux te faire l'Unique
De poèmes et de verbes mon coeur n'a que faire,
Je ne suis pas fille de lettre...

Je n'en porte qu'une et c'est la tienne.



Que veux-tu, je suis faite ainsi...
Joyeux anniversaire
A.







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Mercredi 22 octobre 2008

A

Je suis en pleine phase insomniaque, cumule une douzaine d'heures de sommeil sur les 15 derniers jours.
Notion du temps dépassée, je suis irréelle et le monde, tout autour, n'existe que parce je le lui demande...
Hier, c'est maintenant en plus flou, et ce que je vis, je l'ai déjà vécu demain.
Ai repris mes premiers mots sur ce blog, suite aux coms posés avant hier... Cherchais la date, ne devine que péniblement le jour de la semaine... Lundi...
Oui... il faut savoir qu'ici, je suis chez moi, et, jusque récemment, une seule personne pouvait mettre un nom fatidique et concret sur l'auteur de ces mots.
J'ai fauté...
Et je me vautre d'aise dans le plaisir coupable...
Mes premiers mots.
Tes premiers mots aussi, je ne m'en cache pas...
Aujourd'hui, je ne suis plus seule ici.
Il y a bien ceux qui y passent sous couvert de l'un de mes pseudo.
Mais je ne touchais pas mes lecteurs dans le sang de la lumière.
Je suis ici une somme de mots, de faits, de récits, de mots encore, car ils me font comme je les veux.
En me relisant, j'esquisse la pensée  de penser à me reposer.
Nooooon :)
J'adore  être ici, déchirée entre toutes, fusion indécente de sens, je suis ma peau marquée d'encre et de coups, je suis ma chair, brûlée par la glace, mon sang, fourmillant dans chacun de mes membres...
Je suis ce que je vois, je suis ce que j'entend, je suis ce que sens, ce que je touche...
Je suis ici, celle qui n'est pas, celle qui veille sur le sommeil de ses enfants.
Tumira, de Lole y Manuel, forcemment extrait de la BS de Kill Bill II ...
Ai remis en ordre mes 30GO de musique.
Redécouvert certains morceaux.
2ans. C'est rien. Cela peut-être toute une vie.
"La voix de l'enfant..." une partie de moi n'existe que pour cette voix...

Une vie. Cent vies.
Je retenais beaucoups de choses.
Mais je n'apprenais rien.
Je suis en rupture totale.
Pour reprendre une MSN histoire palpable, PAZ, on est né sur la corde raide, mais cette putain de corde, c'est la tienne...
J'ai gravé mardi soir A sur mon avant-bras.
Je l'avais quand j'ai volé dans les escaliers. Il y a une éternité déjà.
Encre noire et lame de rasoir. Cette fois, je l'oublierai pas.
L'art de lancer un fuck...
0 ?
non...
A
Rien que ça...
About her...
Toujours KB, pour ceux qui me suivent pas.
About her, de moi à moi, de moi à nous, j'ai pas grandi.
Je n'ai fait que prendre le temps.
Pour dire que je n'arriverai pas à destination.
Y'a trop à perdre en s'oubliant.
Je me sens ... tellement...
Et des claques, j'ai pas fini d'en prendre. Encore et encore.
A
...
fascination
...
Chacune de secondes de ma vie est marquée d'un A.
Je me disais, il y a une poignée de jours, je débloque niveau temporel.
J'étais sûre d'avoir commencé ce blog avant un certain nombre d'événements.
Mais les dates sont là, implacables.

Chaque seconde est une réalité propre à elle-même.
Chaque seconde est ce que tu en fais.
Je sais pas d'où je sors réellement ça. J'ai tellement voyagé ces derniers jours.
 
En me relisant, j'esquisse la pensée de penser à reprendre la drogue...
Noooon :)

Ici, il pleut et l'air est froid. Les stores en bois claquent les montants des fenêtres, les arbres griffent le ciel de leurs branches nues.
Ici, les loups rôdent en meutes, ou perdu, isolés, meurent de chagrin.
Ici, je ne suis pas.
Parce que la nuit est mienne, chacune de ses secondes m'appartient.
A

Ernestine, 666.667 Club, ND...

Rupture.
J'en veux encore.
Chaque seconde.
Chaque éternité.
Chaque mot.

A
Je me relirai reposée, dans une poignée d'heures, je me verrai grosse comme un trip que j'ai jamais fait.
Mais je savoure encore un instant, magie du moment, ce que je vois.
Je serai A.
Rien que ça...

New Born, de Muse, termine cet article...
Il n'y a pas de condition.
Rien qu'une poignée de secondes entre Ici et ce qui la dicte.




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Libre d'être unique,
Libre d'être larmes
D'être cris
Libre de me souvenir
De vivre dans le passé
Libre de souffrir
De me laisser aller

Libre d'être libre

Libre de m'attacher
De me détruire
De me saigner
De m'en aller
Libre d'être libre
Mes mots sont des éphémères
Qui s'envolent en mourant
Et rejoignent en chantant
La lune qui les a vu naître.


Et pourtant, il aime
le mal-être
fait femme
une morte et si belle
compagne de l'ombre

La Foi n'a rien à perdre
La Perte n'est d'aucune Foi
Perds la Foi et tu verras
Que la Foi ne te perd pas



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