Il m'a traité !!!

Pardonne

Oh, I try to find her,
Oh, I try to answer
I touch her hand
And her death smile
She really wants to get me

I've seen the door
And the wall's cry,
...let it brain...
...static blood...
And kiss the Fallen Angel
Down in the Heart of Hell

Or...
I will find the outside
I will try to run
I will home again
Sing that song of pain
That follow me home

Oh, I try to kill her
And I read the prayer
How to have the whole
Let it drain your soul

Lola-Noir Désir-1987

                          
                             






L'eau qui coule sur tes joues
coule sur celles de ton père
Il en passera sous les ponts
avant que tu ne passes à la terre

Donne à celui qui ne peut pas
Et pardonne à celui qui ne
veut pas
Laisse à l'enfant qui vient de naître
Rien que la chance de s'y faire                                          


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Jeudi 16 octobre 2008
J'avais lu, dans l'excellente préface de John MAC DONALD pour le recueuil "Danse Macabre" de S.K., entre-autre, car oui, il m'arrive de lire les préfaces, aussi, ceci : Mc D disant de S.K, : "Il n'écrit pas pour vous faire plaisir, mais pour se faire plaisir. Tout comme j'écris pour me faire plaisir. Et, s'y j'y parviens, le résultat vous plaira aussi."


Je me sais sur ce blog en sécurité, du moins, dans une niche relativement sûre.
J'ai revu, cet après-midi même, mon grand méchant Loup.
Oh, bien sûr, au premier abbord, il n'a rien d'un mauvais bougre. C'est même plutôt le contraire. Il est avenant, doux, et même brusque quand il le faut. Mais je ne suis pas dupe.
Il a beau me faire grimper aux rideaux comme j'en ai rarement eu l'occasion, il a beau sourir gaiement à la concierge en lui proposant de l'aider à remonter les poubelles, je vois, je sens, dans chacun de ses gestes, dans chacun de ses mots, tout le profil de son terrible dessein.
Moi-même ai de la peine à distinguer le vrai du faux, et mes lecteurs ont bien raison de voir ici une simple fable dont je suis coutumière. Cela n'a aucune espèce d'importance.
Parce qu'IL est là, et que je ne sais toujours pas s'il est seul, ou s'il est assisté, ou bien contrôlé par une tierce personne.
Mais comme je l'ai écrit précédemment, le temps me presse. Je ne peux pas attendre d'avoir toutes les cartes en mains avant de lancer l'offensive.
J'aurai préféré, pour me faire les dents, un one-one.
Comme la vie ne m'a jamais fait de cadeau, et dans le doûte-pour ne pas parler de peur-je mise tout sur le gros paquet. Mon intuition me conforte dans ma décision.

Mais je parle ici de doûte et de peur.
Alors que je sais que je dois jouer une partition parfaite.
Je n'ai pas le choix, je n'ai plus le choix. Si je n'ai jamais eu le choix depuis que j'ai commencé a chatter avec ce mec.
Vaines interrogations. Je dois me recentrer, ne penser qu'à ce qui sera
Il faut que je passe du statut de proie à celui de prédatrice, et ce, sans que le prédateur ait le moindre soupçon.
Je dois tout faire pour le rassurer.
Chacune de ses paroles est une pièce, et de ces centaines de pièces je dois faire un ensemble cohérant. Comme si plusieurs puzzle s'étaient mélangés, je trie, je recoupe, j'assemble, j'élimine...
Je recherche, dans les journaux, une anedocte, un fait divers, une date, quoi que ce soit qui puisse un tant soit peu éclairer mon chemin.
J'y passe énormément de temps, et c'est une marotte érintante.
Parce que je joue ma vie sur une hypothèse macabre, qui ferait sourir le plus parano des résidents de Beau-Séjour, et que je suis seule à croire en moi, je me sens investie d'une mission, car je sais, je l'ai vérifié, qu'une femme au moins, une femme réelle, s'est perdue entre les machoirs du Loup. Il ne lui a été rendue aucune justice, et c'est à moi, puisqu'il m'a choisie, de terminer le jeux.
Je suis seule. C'est ce qu'il faut.
Car ce qu'il faut savoir quand on s'attache au Loup, c'est que le prédateur isole toujours sa proie avant l'attaque.

En me déliant de mes connaissances, je me délie de toute contrainte.
J'espère simplement qu'il ne se doûte absolument de rien.
Qu'il voit en moi une proie docile.
Il faut que je fasse attention à ne pas trop en faire.
Cet après-midi, il a parfaitement joué son rôle.
Vivant avec un proche en attendant son jugement, il s'est plaint de ce que cela lui en coûtait.
Dans ma grande bonté, je lui ai offert une des clés de ma porte d'entrée....





.


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Jeudi 16 octobre 2008
J'ai d'abord pensé que je débloquais. Que je me faisais une paranoïa propre en ordre.
Il s'avère que la situation réclame toute mon attention.
J'écris ici, car pour le moment, je suis certaine d'être en sécurité sur ce blog. Pour le moment, sauf si, bien sûr, il y a moyen de fausser les stats.
Parce que pour le moment, les moteurs de recherche sont clean.
Je suis parano...

Voilà la situation, je me sens un peu idiote, maintenant que je cherche les mots pour faire au plus juste, pour retranscrire les faits, et non partir en total délire.
J'ai de l'intuition, elle me préserve, mais l'intuition a ses limites.
Elle se perd facilement quand les sentiments prennent le dessus par exemple.
Ma faiblesse est là-je suis incapable de m'en défendre.
Et je ne peux m'en prendre qu'à moi...
En terme de moyens physiques de défense, j'ai toujours ma bombe lacrymo professionel, planquée à portée de main.
J'ai aussi mes lames... mais je sais le risque qu'il y a à s'en servir, en autre le fait qu'elles se retournent contre moi... finalement, je pèse pas bien lourd, et j'ai lacher l'entraînement depuis un moment.
<et me retrouver avec une tentative de meurtre sur le dos, en plus d'une marre de sang sur le parquet, ne me réjouit pas plus que ça.
La vérité, c'est que je suis zen, comme je ne l'ai jamais été. Passé le moment de doûte, insupportable suite de remise en question, je me prépare à la contre-attaque, plus qu'à la défense.
J'aurai pu prévenir les flics.
Mais à la faveur de quel miracle m'auraient-ils prise au sérieux ?
Je me serais surtout retrouvée plus seule que jamais, et encore, si ce n'est pas en cellule capitonée...

Voilà les faits...
Il y a un mois, peut-être un peu moins, connectée sur un chat à la con ( c'est dire que je m'emmerde) un mec me fait signe. Pas de problème jusque-là.
La discussion s'engage, sympathique. On fait connaissance, et finalement, on se retrouve chez moi.
Bon, jusque là, tout va bien.
On passe la nuit ensemble et il rentre chez lui après le café.
Déjà là, j'ai commencé à me méfier.
Trop attentionné pour être honnête.
J'ai pas l'habitude de poser de questions. D'une part, les réponses peuvent facilement être truquées, d'autre part, j'évite de créer des liens que je ne désire pas assumer par la suite.
Je me fie à mon intuition, et en général, quand il n'y a pas de questions, les réponses viennent d'elles-mêmes-étrangement, l'habitude de devoir répondre à des questions, sans doûte, amène un reflexe de confession-
C'est ainsi que j'apprend sans le vouloir un certain nombre de choses.
Le mec est en attente de jugement, j'apprendrai le pourquoi ultérieurement, profitant d'un moment de faiblesse pour ramener le sujet, en traître-et pourquoi pas-mais l'histoire est carrément sordide et bourée de mots clés facilement décelables. Parano...

Ce qu'il y a, c'est que je suis maintenant persuadée d'avoir à faire à un malade...
Qui est lui-même persuadée de me tenir.
J'ai l'air d'un ange, comme ça... une petite fille fragile et blessée. C'est bien un de mes visage.
Mais je n'aurais pas autant de noms, si je n'étais que ça.
Parce que la vérité, c'est que c'est sur lui que le piège se referme...

Je n'ai plus qu'une chose à déterminer.
Je sais qu'il a déjà été condamné, relaxé pour manque de preuves.
Je sais qu'il a déjà choisi sa proie, moi en l'occurence, et c'est parfait... d'autres ne se seraient pas réveillées à temps, ou auraient couru au poste le plus proche pour un résultat proche de zéro.
Il FALLAIT qu'il tombe sur moi.
Je sais aussi que toutes les erreurs qu'il commet tendent à prouver qu'il n'a pas ou très peu d'expérience. Ce qui me laisse largement mes chances.
Sauf si il sait que je sais... mais là, je me fais carrément des films.
La seule chose que je dois encore déterminer c'est si il est seul sur le coup...
Et je commence sérieusement à en doûter...
Et si comme je le crois, il a trouvé, en prison ou ailleur, un collègue, ou pire, un mentor... je devrai jouer serrer.
C'est un défi de tête brûlée, pire que de sauter d'un pont sans avoir contrôler la longueur de la corde de rappel...
Par précaution, je me suis remise au couteau.
Je me cotte à 2 contre 1 s'il est seul.
1 contre 1 s'ils sont deux.
4 contre 1 s'il a bien trouvé un mentor.
Les paris sont ouverts...
Ce qu'il faut savoir quand on s'attache au Loup, c'est qu'il y a toujours une chance pour que la meute se trouve à portée de gueule...
La pleine Lune étant passée, il me reste au pire 4 semaines pour me préparer.
Je sens qu'elles vont filer à toutes allures.

Sur Illusion-eat, la chasse a repris.
Et je m'en réjouis...

A suivre...



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Lundi 6 octobre 2008
01.10.2008
 Bin voilà, posé le papier peint, les tableaux, quelques meubles pas trop chargés encore. Je déménage.
Je fais place nette.
 Quelques vieux cartons récupérés à la cave que j'ouvre, comme on ouvre la porte d'une maison brûlée, qui abritait nos nuits d'enfant... avant... quelques cartons chez moi, remontés d'une cave perdue, il y a plus de dix ans de ça. Impatiente comme une gamine devant son cadeau de Noël, tremblante d'appréhension, je tire un porte document, qui me dit qqchose. J'avais enfoui tellement de choses.
  Une lettre. Des photos. Une écriture, si particulière, et une signature, si unique... Maman... Derrière, coincé entre deux cartes d'anniversaire, une autre lettre, multicolore, panachée de fautes d'orthographes, d'écritures rondes et mouchées, des ados qui me disent ma peine, qui attendent mon retour.

 Un pépillement ronchon me tire de ma rêverie, je range le tout, plie le carton essoufflée. J'ai couru quinze ans en 2 secondes.
L'après-midi passe, je lis à ma fille le livre de Bambi, un cadeau de ma grand-mère à ma soeur pour Noël 88.
Je savais lire avant d'arriver à l'école, c'est maintenant que ça me revient, la surprise de mes parents quand je me suis mise à déchiffrer les publicités dans la rue, alors que maman m'avait offert une planche de l'alphabet (celle avec les animaux) en me disant qu'elle m'apprendrait d'ici la rentrée. C'était pour mes 3 ans...
Bambi... choix délicieux, avec en paragraphe les voeux de ma grand-mère :

Ich wünsche dir alles gute, schau Dir dies Buch gut (elle n'écrivait pas un mot de français) an mol(?) denke es ist ein andenken von Mami die sich wünst :
Bleibe immer ein so liebes Kind mol(?) auch in der Schule
Lerne gut für Deine Eltern die Dich sehr lieb hohen...
Genf, den 24. Dezember 1988, Mami

Ca me rappelle que j'ai vite oublié que je parlais allemand...

03.10.2008
La bise souffle sur Genève, rdv à 9h00 précise, levée à 6h30, chien promené, rdv, rdv, je regarde l'heure, suis largement dans les temps. Mon cul. Les clés de la voiture... je retourne l'appart. 1/2 heure de recherches infructueuses; dépitée, je lève la gamine, l'habille, et en mettant son pantalon, surprise...les clés...grrrrr....
Maman de mauvaise humeur rigole un bon coups pour décompresser, arrive de même à l'heure, pour constater sans surprise qu'elle est la seule à attacher de l'importance à la ponctualité.
Je profite du trajet-retours pour marcher à travers la ville, pour me vider la tête, passe devant un magazin... et merde, l'anni de ma soeur, justement, il faut qu'elle arrête de me piquer ma veste... je rentre, craque sur le jeans que je lorgne depuis trop longtemps, et pars en courant avant de me mettre à sec...avec la veste qui m'a coûté un jeans et un pull...merde...
Carouge, j'y ai laissé la voiture en déposant ma clepto en herbe. Je croise mon père. Pas entendu parler depuis 3 semaines, mais je me dis toujours pas de nouvelles, bonnes nouvelles...c'est sans compter sur ce qu'il est, lui. Il m'annonce sans sourciller que sa femme a un cancer, qu'elle est en plein exam...et il retourne travailler. Je le déteste, ce couillon, il me fait mal au coeur...
Je récupère la voiture, en embryonant cette pensée furtive, comme quoi, finalement, l'homme est condamné à recomencer, sans cesse, la même bataille. Mauvais Karma... ça me trotte dans la tête, je me lâche en hurlant sur
New Born de Muse... oublié de remonter la vître, un petit sourir à la conductrice du gros 4x4 qui traîne sur la route et que je dépasse par la droite...
Si je suis responsable, bien sûr... mais j'ai oublié d'être raisonnable...
Les cartons traînent dans ma chambre. Ca sent la mort, la poussière, et le cabinet vétérinaire. Je retrouve le carnet de vaccination de mon premier chat. Avec la petite mèche de poil que j'avais emballé dans mon mouchoir.
J'avais 19. Je suis partie en levant bien haut mon doigt à la figure de mon père ( qui m'a vallu un coups de pied que je ne regrette pas, voler dans les escaliers, c'est une sensation extrème de prise de conscience...), je suis partie peu après avoir fait piquer mon chat.
J'ouvre le mouchoir, l'odeur est là, intact...
Le désinfectant, la poussière, l'odeur du vieux poil de vieux chat...
Et c'est là, dans le fond du carton, que je retrouve quelque chose qui me tenait vraiment à coeur...
Des vinyls... des petits 45 tours, 2 tîtres... ceux de ma mère.
D'où mon  post de recherche de tître. Parce que forcément, j'ai plus de lecteur...

05.10.2008

Il me reste deux cartons. Je prends mon courage à deux mains, et j'ouvre celui qui est resté sur le passage.
Mes carnets de notes... le plus vieux date de 1992...
J'avais oublié que j'étais aussi une petite fille normale... enfin... faut voir...
Retrouvé une carte de mon chouchou de l'époque, enfin l'un de mes chouchou... noté dans mon carnet : "par un heureux hasard, je me suis retrouvée à la boîte aux lettres avant mes parents, ils ne l'ont pas vue"...bin oui, j'écrivais comme ça...
la carte ? mais t'es fou ou bien ? rien que de me dire que j'avais pas 10ans à l'époque, et que je recevais des trucs pareils, ça me choque... :)
Des classeurs de coupures de journaux...
Des tonnes de cartes d'anniversaire et de noël...
et là, je me demande comment je vais me débarasser de tout ça...

06.10.2008

Je grignote un reste de poulet, en regardant pensivement le dernier carton...
Ma fille est chez se grand-mère. Je pensais marcher quelques heures avec le chien et un pote, mais le pote est porté disparu, et finalement ça m'arrange... envie d'être seule, face à moi-même...
Mon miroir me dit que j'ai pas tort, me fait un clin d'oeuil.
Les derniers os ont été sucés jusqu'à la moelle, ne reste que quelques bouts de cartilage.
Je pars du principe que si tu manges de la viande, il faut manger toute la viande, pas seulement le muscle... attend, le poulet, il mérite d'être mangé jusqu'au bout, non ?
Le carton...
Finalement, le soleil pointe le bout de son nez.
Je me dis que mon ex va pas tarder à venir enfin chercher ses affaires , et que j'ai interêt, si je veux rester calme, à sortir me dégourdir la tête. Avant qu'il n'emporte de son côté, ses propres cartons...
Le carton peut bien rester fermé, avec tout ses secrets, quelques années encore.















 



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Dimanche 5 octobre 2008
C'est un mail. Il me monte les larmes aux yeux.
Ce n'est pas le mail, c'est celle que je suis quand je le lis.
Encore et encore. Je décortique chaque mot.
Sincère. Il n'en fallait pourtant pas tant.
J'essaye de croire que je suis seule à le croire.
Ca ne marche pas, rien ne marche en ce moment.
Alors j'écris ici, pour passer l'amertume qui me coule dans la gorge, qui fait cette boule au creux de l'estomac. Je suis là. Alors qu'une personne attend une réponse. Mais je peux pas répondre à ça. J'essaye de me dire que je suis simplement perdue.
Mais ça ne marche pas.
Je sais parfaitement que je sais où je vais... du moins où je ne vais pas. Après, si je me prends le mur, ça ne regarde que moi.
Un mail. Je vais le laisser ici, simplement pour mettre un peu de clarté dans ma tête.

Je veux être ton ami, je veux être ton amant, je veux être celui en qui tu te confies. Je veux être celui qui apaisera ta douleur, celui qui te serrera dans ses bras dans les moments où ça ne va pas. Je veux être celui qui t'écoutera, je veux être celui qui te fera l'amour. Je veux être celui qui te soutiendra sans compassion. Je veux être celui qui pansera tes larmes, comme les miennes. Je veux t'aimer d'un amour absolu et relatif. Je veux que tu m'aimes d'un amour absolu et relatif aussi. Je veux que tu me considères comme un ami, un amant, un passage qui je l'espère t'apportera autant que tu m'en apportes. Un passage, une passade, une aventure légère et sans lendemain qui ne verra jamais la lueur du jour, ou peut-être, qui sait ?

Mon amour...mon âme soeur, avec peut-être une lueur.
Biz'PAZ


La verite /je termine sans accents, mon ordi a vraiment des pb, qui risquent bien d-attenter a sa vie.../, la verite, c-est que je ne suis pas perdue. La verite, c-est que ces mots me touchent, vraiment. La verite, c-est que la personne qui m-a envoye ce message me touche autant et plus encore que son mail. La verite, c-est que je ne peux simplement pas tomber amoureuse.
Tu lis ces mots, et tu decouvres cette reponse, comme tu decouvres cet endroit. Tu t-y promenes, tu me connaissais, mais tu ouvres les yeux ici, pas/a/pas, et tu comprends, peut/etre, que je ne fuis pas. Je ne suis simplement pas a portee de ce que tu m-offres, et j-en suis desolee. Desolee, parce que tu ne meritais pas de tomber sur moi, moi cyber-princesse des tenebres, est amoureuse d-un cyber-fantome. La verite, c-est que tu ne devais pas tomber amoureux.
Tu m-as deja apporte ton histoire, ta force, ton regard, et je n-en demandais pas tant.
Mais je ne peux rien t-apporter de plus que ce que je suis deja pour toi, une oreille attentive, un appuis a ton levier. Tu as tout en toi, et ces mots, tellement sinceres et doux qu-ils me mettent la larme a l-oeuil, d-autres meritent de les lire.
Je suis sensible, et pour etre honnete, j-aurais tout donner pour recevoir ce mail il y a quelques annees. Mais le temps m-a force a grandir, m-a permis d-entrevoir celle que je suis vraiment.
Je te souhaite la meme chose, et ces paroles sont vaines, parce que maintenant, tu as mal, et que tu me prends pour une folle. Mais dieu que ma folie est douce...
J-ai rencontre ici, au tout debut de ces pages, mon ame-soeur. Il est dans tous les visages, dans tous les regards. Je sais qu-il lit aussi ces mots, je sais qu-il est la, simplement. Et cela me suffit.
Ne regrettes pas, je t-en supplie, cette lettre, parce que tu as le droit d-etre celui qui aime.
Je te laisse ici, garde la cle...

Bienvenue chez moi.

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Libre d'être unique,
Libre d'être larmes
D'être cris
Libre de me souvenir
De vivre dans le passé
Libre de souffrir
De me laisser aller

Libre d'être libre

Libre de m'attacher
De me détruire
De me saigner
De m'en aller
Libre d'être libre
Mes mots sont des éphémères
Qui s'envolent en mourant
Et rejoignent en chantant
La lune qui les a vu naître.


Et pourtant, il aime
le mal-être
fait femme
une morte et si belle
compagne de l'ombre

La Foi n'a rien à perdre
La Perte n'est d'aucune Foi
Perds la Foi et tu verras
Que la Foi ne te perd pas



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