Vendredi 1 mai 2009
5
01
05
2009
22:07
Il aurait fallu que je choisisse, que j'en aurais été incapable.
Écrire.
Mes yeux crochaient à l'obscurité dure de ma chambre.
Besoin de médics, dormir, oublier que je dois écrire. Que j'en ai besoin.
Écrire.
Je me voyais déjà, larmoyante et cernée, devant le doc. "j'ai mal, je suis barge, filez-moi des cachets, mes mots me violent, toutes les nuits, je veux dormir... "
1h30
Je ne dors pas.
J'ai des étoiles plein les yeux.
2h30
Je ne dors pas.
J'ai des étoiles dans la tête.
Mes yeux s'accrochent encore à mon plafond, que je ne vois pas, que j'essaye d'imaginer là, collé à mon ciel.
3h15
Une clope.
Je n'arrive pas à arrêter.
Me ronger les ongles.
Je n'arrive pas à me défaire de cette sale manie.
5h00
Écrire.
Besoin compulsif, ou simple torsion cérébrale, une vrille des neurones, un flux électrique qui me bouffe le cortex. Je rigole. Puis je sens les larmes qui montent. Dormir.
8h00
J'ai dû m'effondrer entre 5h45 et 6h30, sous les bruissements de la ville qui se relève de la nuit.
Mais alors, pourquoi tu te fais du mal ?
Saleté de réalité.
Je me présente, je suis la bouseuse improbable, dont la plume torve maquille les roses en fleurs carnivores.
Et cela ne va pas.
Cela ne convient qu'à moi.
Je suis seule.
Je suis très bien seule, cela dit.
Mais cela ne va pas.
Cela ne convient pas.
On m'a tamponnée asociale de mon quartier. Asociale tout court en fait.
***j'aime ne pas avoir à croiser le bonjour des gens, mais cela ne convient qu'à moi***
Personne ne voit ce que j'écris. Parce que vois-tu ( je me parle à la deuxième personne, pour changer), je suis une bouseuse à plume torve, que ça fout la trouille à mon entourage, ce que
j'écris. Quand on comprend ce que j'écris. Donc, ça ne se lit pas. Ça ne fait que respirer indépendamment de ma volonté. Piètre en l'occurrence.
Ainsi, je me retrouve, les yeux ouverts, dans ma chambre noir, à fixer un put***de plafond dont je ne suis même pas certaine de la put*** de probabilité d'existence.
Voilà. L. a encore frappé, elle se fout encore dans tous ces états pour un truc aussi improbable qu'un texte écrit en jus de mouche sur le torchon d'une cuisinière portugaise.
Ha. Ha. Ha.
Dieu que je m'aime.
dixit mon lecteur apprivoisé : on admirera la maîtrise du verbe, mais dieu que c'est improbable...
PS : voui, certains textes ici ont tendance à se faire la malle. C'est pas grave, ils finiront bien par ressortir quelque part...
C'est pareil ailleurs, aussi, et non, c'est toujours pas grave.
-
Publié dans : Trouble
0
Jeudi 12 février 2009
4
12
02
2009
05:46
J'ai juste besoin de l'écrire, comme ça, sans détours, et je te parle à toi, comme je me parle à moi...
J'ai rien compris, et j'ai besoin de croire que je m'en fiche, que ça ne me fout pas la haine quand j'y repense.
Et pis je l'écris, pour en sortir une bonne fois pour toute, et sincérement, m'en fous que tu lise ou pas, c'est battage de couilles idem...
Et dans la même lignée, je rajoute des centaines de noms d'oiseaux que je laisse libre de se poser où ils veulent bien, finalement, les mérites-tu ?
Je serai toujours plus forte qu'un dam qui se fait passer pour mort. C'est vraiment petit et ***petit...
Le problème ? C'est qu'y a pas que les mots, c'est que tout ce que je ressens, toute ma ***de lumière, est passée par chez toi. Te traîter de vampire, c'est te faire trop d'honneur.
Sérieusement, j'espère que tu es mort, et puisses-tu alors pardonner ces mots.
J'ai qu'une envie, c'est te montrer à quel point je peux être mauvaise.
C'est de te faire croire que je me suis bien foutue de ta gueule.
Mais ce serait encore te donner raison.
Je protège mon égo, c'est tout...
Tiens, et pour la fin, pour clore sur une belle note toute en couleur, je te laisse ce qu'il me reste de toi.
J'ai perdu mes nuits
En oubliant tes mots
J'ai perdu mes mots
Perdu le sommeil quand-
Tu m'as dit que
Je t'avais perdu ta vie
Mais quelle triste manière
De dire que
De ne pas y croire
Pousse à croire le contraire
Mais quelle horrible façon
De penser que
De toutes les larmes
Les miennes sont les plus amères
Et-vautre-toi donc
Dans tes jolies façons
Que je t'éventre donc
De la plus belle sincère
L'arme de verre
Ne crois pas que
De toutes les chansons
Je lèverai la tienne
De si belle manière
Je te verrai façon
Pendu les tripes à l'air
Et d'aucune chanson
Briserai mes arrières
Pour une histoire d'à-mot
Qu'importe la chanson
Je ne suis pas de verre
Qu'importe la façon
Voici la corde:
Serre bien le noeud
Ne la croche pas
Au porte-manteau
Pends-toi plutôt
Au réverbère.
Mais peut-être veux-tu connaître la suite de l'histoire ?
Au plaisir...
Je crois qu'il n'y avait qu'elle
Seule et légère
Garde de pupille
Qui s'éteignait
Avant de naître
Qu'il n'y avait qu'elle, seule
Pour me forcer à voir
Lentille d'eau claire
Le trouble de mes mots:
Lui ai-je demandé
D'ainsi venir semer
Ces terribles pensées?
L'ai-je autorisé
A tirer à elle
Toute ma lumière ?
Cette larme qui me tient l'oeuil
Me rappelle d'autres larmes
Me rattache tant de craintes
Me renvoye tant d'espoirs
A toujours ni vraiment morts
Sans avoir jamais vraiment vécus
Ni vraiment forts
Sans avoir jamais vraiment perdus
De leur Lumière...
Cela est donc fini ?
Mais que non, et dans le plaisir, je prolonge ce moment :
J'ai fuis un pays
De mortes frontières
Mais on ne fuit pas
Les sombres lumières
Des souvenirs
J'ai couru trop longtemps
Et j'ai tourné en rond
Affronter
Il n'y a ici
Ni princesse en detresse
Ni dragon à pourfendre
J'ai survécu là-bas
Ici exclue de tout combat
Car je ne battrai plus
La mort à bout de mots
Je ne reposerai pas
Dans un tombeau de foi
Héééé.... je crois pas me sentir mieux... m'en fous.
Comme mon but n'est pas de blesser.
Me poser...
Ailleurs...
Car j'ai perdu de trop
Quand on m'a dit que
Je lui avais perdu la vie
Je marche dans la lumière
Et tout ce que je porte
Est l'amour du soleil
Et de ses ombres fraîches
Ciao !
-
Publié dans : Messages
0
Jeudi 5 février 2009
4
05
02
2009
22:47
La toile regorgeant déjà de photos, je vais pas empiler par dessus.
Je me permets de vous proposer un lien pour une page du site AUTREMEDIA, les premières
vidéos de la manif. (Perso, petit plus pour celle du bas avec en fond sonore le discours de Ziegler).
D'autres articles avec photos et vidéos sont arrivés depuis, si le coeur vous en dit, promenez-vous... édifiant...
-
Publié dans : Nouvelles du Monde
0
Lundi 2 février 2009
1
02
02
2009
19:44
Je partage ici une rencontre, qui aussi courte qu'éphémère laisse sur mon coeur une empreinte digne et pudique de la mort...
Je suis ailleurs une simple somme de vers, et la personne dont j'ai percé les mots traçait alors ses dernières pensées.
J'écris pour moi, pour me souvenir, de ce sentiment respectueux qui embrase mes pensées...
Mais les mots me manquent, pour être honnête, et j'ignore si de simples phrases peuvent retranscrire ici ce que je ressens...
Je lui laisse ces quelques vers, une histoire dont les mots se perdent dans le ressac. Alors je me tais, et silencieuse, écoute le coeur de la mer...
Un drame se tissait
Voilé de toutes les lueurs
Empreinte d'amour et de valeurs
Les mots lissaient sur toute une vie
Les douces heures de son coeur
Laissant le vent les emporter
En toute dignité
C'est trop d'honneur,
Tout en pudeur
Tout en bonheur
Tout en lumière
Tout en couleur
Tracer dans l'encre tes plus belles lettres
Tout en amour
Tout en tendresse
La trame simplement s'effaçait
Guidée par ta plume légère
Nuée d'aurore couchant les ombres
Tes mots sur l'horizon tracent un filet
La douce éternité des sentiments
C'est là le don que tu nous fais
Laisser une trace
Tout simplement
Des plus belles choses
Faire de tes mots
Un simple rêve
Laisser l'espoir
Dans le partage
Qu'aux dernières heures
L'esprit libère
Ses plus belles trèves.
Merci...
Il m'a traité !!!