Samedi 31 janvier 2009
Comme promis, je vous ramène quelques clichés verbaux de cette manifestation anti-WEF (Genève, le 31.01.2009),
Verbaux pour deux raisons : Petit 1, je n'avais pas pris d'appareil photo,
Petit 2, je rajouterai, grâce à l'oeuil des photographes, quelques photos pour illustrer mon article quand elles seront en ligne, et quand mes yeux pourront s'attacher à l'écran sans y rester collés de larmes.
Je suis remontée, à bloc, et si j'avais oublié l'effet lacrymo, la piqure de rappel a été sévère et répétée !
Petit début, un anarchiste seul sur sa misère, accroché à la fenêtre de la poste, hurlait de colère.
Ses mots incisifs passaient sur la foule, entre les sourires et les hochements de tête.
Pourtant, oui, malgrés sa colère, les mots étaient justes !
Il avait raison, de crier sur les moutons, parce que la manifestation interdite, le rassemblement à peine toléré, 1'500 personnes au moins étaient parquées sur la place, dans un espace entre fourgons de police classiques, fourgons de police militaires, et fourgons qui sortaient de j'ignore où, un surplus dont j'ignorais l'existance.
C'est dire que la place était sous contrôle, c'est dire que lorsque les organisateurs ont signifié leur intention de repecter le maintien d'interdiction, la foule a trépigné. Et que lorsque ils ont demandé à la foule de se disperser, la huée a couvert toute explication.
Début 14h, après 1h20 de trépignements, la foule, sans mots d'ordre précis, se met en branle. D'abbord les irréductibles, du fond de la place, mais dans le mouvement, silencieusement, le bloc prend de l'ampleur.
A la tribune, quelques mots sont lancés, pure perte, retenez vos troupes, mais non, j'ai envie de dire dieu merci, les gens savent encore sortir des chemins tracés.
Malheureusement, la ceinture policière tient toute la place, et forcément, tient bon...
Un premier passage est envisagé, les fourgons sont trop nombreux. La foule change de direction, un simple cordon de police retient tant bien que mal sans céder à la pression.
Et là, c'est parti en vrille.
Premières bouteilles jetées ( je recule instictivement derrière les journalistes), pétards, sommation des flics (même pas de mégaphone, juste des coups à blanc), ceux à l'arrière de la marche n'ont rien vu venir, ça monte d'un ton, et d'un coups, l'avant s'éparpille, la fumée file dans le vent, et sérieux, c'est pas évident de courir dans la lacrymo dans le sens du vent, pas moyen d'en sortir...
Ca tousse, ça crache, y'a toujours un couillon yeux fermés pour se prendre dans ses laçets, je l'esquive, plus l'habitude je l'ai laissé dans sa merde.
Les yeux pliés, chercher de l'air qui par manque d'habitude vient à manquer...
Résultat : La foule se disperse en petits groupes de 50 à 200 personnes, et la police ( je rigolais un peu) court dans tous les sens pour retenir les passions.
Je rigolais moins quand je voyais sortir du nuage des gamins de 3 ans et des personnes agées.
Et je toussais encore en évitant de me frottait les yeux à la 2ème salve de lacrymo.
Ils ont pas lésiné sur la quantité...
Pour le reste, j'attend les infos, j'ai dû rentrer m'occuper de la ch'tite, déserté vers 16h..
Petit clin d'oeuil aux TPG, les transports publics, pour leur message neutre informatif :
La petite voix numérique egrénait :
En raison d'une manifestation---Anti-mondialisation---Nos véhicules ne peuvent pas desservir---Le centre-ville.
Sur ce, je vous laisse, je reviendrai quand la lumière de l'écran aura fini de m'arracher les globes occulaires.
En guise de morale, juste un mot personnel :
La repression ne m'empêchera pas de retourner manifester. Je serai simplement mieux préparée, foulard mouillé et bouteille d'eau à portée !!!
Verbaux pour deux raisons : Petit 1, je n'avais pas pris d'appareil photo,
Petit 2, je rajouterai, grâce à l'oeuil des photographes, quelques photos pour illustrer mon article quand elles seront en ligne, et quand mes yeux pourront s'attacher à l'écran sans y rester collés de larmes.
Je suis remontée, à bloc, et si j'avais oublié l'effet lacrymo, la piqure de rappel a été sévère et répétée !
Petit début, un anarchiste seul sur sa misère, accroché à la fenêtre de la poste, hurlait de colère.
Ses mots incisifs passaient sur la foule, entre les sourires et les hochements de tête.
Pourtant, oui, malgrés sa colère, les mots étaient justes !
Il avait raison, de crier sur les moutons, parce que la manifestation interdite, le rassemblement à peine toléré, 1'500 personnes au moins étaient parquées sur la place, dans un espace entre fourgons de police classiques, fourgons de police militaires, et fourgons qui sortaient de j'ignore où, un surplus dont j'ignorais l'existance.
C'est dire que la place était sous contrôle, c'est dire que lorsque les organisateurs ont signifié leur intention de repecter le maintien d'interdiction, la foule a trépigné. Et que lorsque ils ont demandé à la foule de se disperser, la huée a couvert toute explication.
Début 14h, après 1h20 de trépignements, la foule, sans mots d'ordre précis, se met en branle. D'abbord les irréductibles, du fond de la place, mais dans le mouvement, silencieusement, le bloc prend de l'ampleur.
A la tribune, quelques mots sont lancés, pure perte, retenez vos troupes, mais non, j'ai envie de dire dieu merci, les gens savent encore sortir des chemins tracés.
Malheureusement, la ceinture policière tient toute la place, et forcément, tient bon...
Un premier passage est envisagé, les fourgons sont trop nombreux. La foule change de direction, un simple cordon de police retient tant bien que mal sans céder à la pression.
Et là, c'est parti en vrille.
Premières bouteilles jetées ( je recule instictivement derrière les journalistes), pétards, sommation des flics (même pas de mégaphone, juste des coups à blanc), ceux à l'arrière de la marche n'ont rien vu venir, ça monte d'un ton, et d'un coups, l'avant s'éparpille, la fumée file dans le vent, et sérieux, c'est pas évident de courir dans la lacrymo dans le sens du vent, pas moyen d'en sortir...
Ca tousse, ça crache, y'a toujours un couillon yeux fermés pour se prendre dans ses laçets, je l'esquive, plus l'habitude je l'ai laissé dans sa merde.
Les yeux pliés, chercher de l'air qui par manque d'habitude vient à manquer...
Résultat : La foule se disperse en petits groupes de 50 à 200 personnes, et la police ( je rigolais un peu) court dans tous les sens pour retenir les passions.
Je rigolais moins quand je voyais sortir du nuage des gamins de 3 ans et des personnes agées.
Et je toussais encore en évitant de me frottait les yeux à la 2ème salve de lacrymo.
Ils ont pas lésiné sur la quantité...
Pour le reste, j'attend les infos, j'ai dû rentrer m'occuper de la ch'tite, déserté vers 16h..
Petit clin d'oeuil aux TPG, les transports publics, pour leur message neutre informatif :
La petite voix numérique egrénait :
En raison d'une manifestation---Anti-mondialisation---Nos véhicules ne peuvent pas desservir---Le centre-ville.
Sur ce, je vous laisse, je reviendrai quand la lumière de l'écran aura fini de m'arracher les globes occulaires.
En guise de morale, juste un mot personnel :
La repression ne m'empêchera pas de retourner manifester. Je serai simplement mieux préparée, foulard mouillé et bouteille d'eau à portée !!!



Il m'a traité !!!