J'ai d'abord pensé que je débloquais. Que je me faisais une paranoïa propre en ordre.
Il s'avère que la situation réclame toute mon attention.
J'écris ici, car pour le moment, je suis certaine d'être en sécurité sur ce blog. Pour le moment, sauf si, bien sûr, il y a moyen de fausser les stats.
Parce que pour le moment, les moteurs de recherche sont clean.
Je suis parano...
Voilà la situation, je me sens un peu idiote, maintenant que je cherche les mots pour faire au plus juste, pour retranscrire les faits, et non partir en total délire.
J'ai de l'intuition, elle me préserve, mais l'intuition a ses limites.
Elle se perd facilement quand les sentiments prennent le dessus par exemple.
Ma faiblesse est là -je suis incapable de m'en défendre.
Et je ne peux m'en prendre qu'Ã moi...
En terme de moyens physiques de défense, j'ai toujours ma bombe lacrymo professionel, planquée à portée de main.
J'ai aussi mes lames... mais je sais le risque qu'il y a à s'en servir, en autre le fait qu'elles se retournent contre moi... finalement, je pèse pas bien lourd, et j'ai lacher l'entraînement
depuis un moment.
<et me retrouver avec une tentative de meurtre sur le dos, en plus d'une marre de sang sur le parquet, ne me réjouit pas plus que ça.
La vérité, c'est que je suis zen, comme je ne l'ai jamais été. Passé le moment de doûte, insupportable suite de remise en question, je me prépare à la contre-attaque, plus qu'à la défense.
J'aurai pu prévenir les flics.
Mais à la faveur de quel miracle m'auraient-ils prise au sérieux ?
Je me serais surtout retrouvée plus seule que jamais, et encore, si ce n'est pas en cellule capitonée...
Voilà les faits...
Il y a un mois, peut-être un peu moins, connectée sur un chat à la con ( c'est dire que je m'emmerde) un mec me fait signe. Pas de problème jusque-là .
La discussion s'engage, sympathique. On fait connaissance, et finalement, on se retrouve chez moi.
Bon, jusque là , tout va bien.
On passe la nuit ensemble et il rentre chez lui après le café.
Déjà là , j'ai commencé à me méfier.
Trop attentionné pour être honnête.
J'ai pas l'habitude de poser de questions. D'une part, les réponses peuvent facilement être truquées, d'autre part, j'évite de créer des liens que je ne désire pas assumer par la suite.
Je me fie à mon intuition, et en général, quand il n'y a pas de questions, les réponses viennent d'elles-mêmes-étrangement, l'habitude de devoir répondre à des questions, sans doûte, amène un
reflexe de confession-
C'est ainsi que j'apprend sans le vouloir un certain nombre de choses.
Le mec est en attente de jugement, j'apprendrai le pourquoi ultérieurement, profitant d'un moment de faiblesse pour ramener le sujet, en traître-et pourquoi pas-mais l'histoire est carrément
sordide et bourée de mots clés facilement décelables. Parano...
Ce qu'il y a, c'est que je suis maintenant persuadée d'avoir à faire à un malade...
Qui est lui-même persuadée de me tenir.
J'ai l'air d'un ange, comme ça... une petite fille fragile et blessée. C'est bien un de mes visage.
Mais je n'aurais pas autant de noms, si je n'étais que ça.
Parce que la vérité, c'est que c'est sur lui que le piège se referme...
Je n'ai plus qu'une chose à déterminer.
Je sais qu'il a déjà été condamné, relaxé pour manque de preuves.
Je sais qu'il a déjà choisi sa proie, moi en l'occurence, et c'est parfait... d'autres ne se seraient pas réveillées à temps, ou auraient couru au poste le plus proche pour un résultat proche de
zéro.
Il FALLAIT qu'il tombe sur moi.
Je sais aussi que toutes les erreurs qu'il commet tendent à prouver qu'il n'a pas ou très peu d'expérience. Ce qui me laisse largement mes chances.
Sauf si il sait que je sais... mais là , je me fais carrément des films.
La seule chose que je dois encore déterminer c'est si il est seul sur le coup...
Et je commence sérieusement à en doûter...
Et si comme je le crois, il a trouvé, en prison ou ailleur, un collègue, ou pire, un mentor... je devrai jouer serrer.
C'est un défi de tête brûlée, pire que de sauter d'un pont sans avoir contrôler la longueur de la corde de rappel...
Par précaution, je me suis remise au couteau.
Je me cotte à 2 contre 1 s'il est seul.
1 contre 1 s'ils sont deux.
4 contre 1 s'il a bien trouvé un mentor.
Les paris sont ouverts...
Ce qu'il faut savoir quand on s'attache au Loup, c'est qu'il y a toujours une chance pour que la meute se trouve à portée de gueule...
La pleine Lune étant passée, il me reste au pire 4 semaines pour me préparer.
Je sens qu'elles vont filer à toutes allures.
Sur Illusion-eat, la chasse a repris.
Et je m'en réjouis...
A suivre...
L'héroïne paumée, tête de linotte - "J'évite de créer des liens qd... [etc.]", dit-elle... mais elle emmène qd même l'inconnu chez elle (lol) !!!Â
...Ce qui crée un sacré lien, et on se marre : le mec n'a plus qu'à faire les repérages et venir se servir le jour venu.
Bien. La nana est donc complètement barrée, on s'y attache, on voudrait la protéger - c'est qu'elles nous feraient chialer, ces pétasses qui se font lever sur un chat pour au final se mettre en position de victimes.
Le lecteur cogite, donc bon début : cette nana c'est la reine de la loose : le mec a toutes ses coordonnées, et puis peut-être qu'il a eu l'occase de faire un double des clefs, hein ? Putain, pourquoi se fout-elle en situation de se faire massacrer ?
2ème truc space : la nana est seule, seule au point de ne pas même envisager l'aide d'un(e) ami(e) sûr(e). Etonnant, non ?
3ème truc : c'est une sportive dans le ton, mais pas une guerrière. Jouer du couteau tu le fais avec moi, même si tu organises un guet-apens et que je suis à mains nues, y'a pas photo. T'es morte.
4ème truc : que cherche-t-il, ce mec ? T'es bourrée de thunes ? Il veut t'envoyer à Tanger ? Il te tient, dis-tu ? Pour obtenir quoi ? C'est quoi ton secret, dis ?
5ème truc : la théorie du loup... Une de tes marottes.
Problème : un loup est - de même qu'une nana qui a perdu ses repères comme ton héroïne - un looser. Justement parce qu'il a un besoin atavique de sa meute.
Tu me connais un peu, Diamant. Les groupés - les meutes -, j'aime pas. En gros, ça se divise en trois : les moutons, qui travaillent dur et mangent peu ; les loups, qui travaillent peu et mangent bcp ; et, par-dessus, le chef.
Un chef de groupe, au départ, ça a déjà l'âme d'un dictateur au petit pied. Alors à l'arrivée... pourri à coeur ("le pouvoir absolu corrompt absolument").
Au bord du gouffre je te parle, Diamant - des bords de l'Océan, ces phrases hachées - Le roc dans les yeux, les dernières lumières rouges du soleil - par-delà le monde petit et les réducteurs d'âmes - Un grand cri de joie au-dessus des océans :
"Nous serons !"
T'es là même quand t'es pas là , soit, ça ne te donne pas le droit de pourrir mon intrigue. Si ?
Je suis prévenue, j'ai bloqué les réac pour la suite.
Et puis tu sais, ce que je vois, ce que j'imagine, ce que je fais, c'est pareil, et je me demande où se cache la fiction dans ces mots...
Quand tu auras retiré toute la caillasse que tu as dans les yeux, parce que ça doit être douloureux, tu regarderas au-dessus de la mer...
Parce que moi, c'est au-dessus des eaux lisses, au clair de lune, que je lévite.
Je sais que tu es là .
Mais c'est chaque fois un immense plaisir de trouver tes mots sous les miens.
Pour le plaisir, au plaisir,
à chaque seconde,
à tous ces infinis que l'on dessine...
Jim Morrison