Mercredi 19 novembre 2008
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Savoir tomber; mais il n'y avait dans ce ciel qu'un seul astre
Disparate extatique consanguin pathétique
Celle de ces Lune qui s'enfile comme une perle
Marquée
Les chairs soupçoneuses de tant d'étreintes éphémères
Câtin l'un de mes noms emporte les avortons
Mais sous le tilleul gris mes songes butinent
D'étranges douleurs mutines
Allanguie
Les charmes vont et viennent comme autant de couleurs
Ma vie est teintée de marbre
Mais c'est le noir qui coule et cache les ondines
Et toutes les fées que je n'ai jamais entendu
Chanter, le vent siffle dans les grandes prairies
Et dans les mares les anges reposent
Sous les feuilles les ombres dansent entre mes doigts
De toutes les nymphes que ton coeur entend
Je pleure
Mais mes larmes sont sincères, féroces
Les amants en écrin de nacre
Marchent comme éclatés sous des fleurs pourries
Le doûte n'était pas permis
Le miroir cachait un trésor
Celui de ta voix que je n'entendrai pas
Celui de mes reins que tu ne sentiras pas
Pas plus que la douce lumière des heures
Nous sommes nés il n'y avait donc que cela ?
Pas même la moindre promesse de mort
Ni le cri des larmes querellant force semblable
Le seul qui m'attarde
Sur tes mots je relis notre histoire
"Aux cheveux d'une femme j'ai crocheté ma mémoire
C'est de ses cendres que mes paupières sont teintes"
Apprendre dans la douleur que la terre promise
Sous tant de larmes la sauvage conquise
Abandonne ses nuits à retourner les verbes
Qui reviennent encore aux pieds de leur maître
Libère-moi
J'avais glissé dans tes mains mes ailes
Et de tes mains connaître les étreintes
J'ai plongé mon corps dans les cendres
De nos corps brûlés, tant de soif
Et toutes les secondes qui se perdent
De toutes les lueurs qui s'attardent
Libère-moi
Ou toutes les vagues de la mer
Et tous les souffles de la terre
Emporteront
Ton corps en poussière
Et jadis ta force qui écrivait la lumière
J'ai retrouvé dans ces pages les roses épinglées
Pour te perdre j'ai accueuilli tant de visages
Mais de corps, je ne peux accéder aux soupirs
Des étreintes supposées tu as trompé mon honneur
Et tu es mort
Le suicide assassin, assacide rappelle-toi
Je n'avais que mes yeux pour rire à mon coeur
Tes mots
Assacide je te défie
Libère-moi ou appelle-moi
Je n'ai rien perdu qui ne soit assez précieux
Pour risquer de perdre ce que je n'ai jamais eu
Un seul sens pour faire de toi un frère
Deux d'entre-eux en offrande la sage attente
Mais le jeu est cruel j'en fixe les règles
La mise suivante appelle de la terre
Tous les sens qu'elle possède pour faire de toi le roi.
Rappelle-toi, tu as trahi ma confiance
Quand la mer m'offrait ses trésors
Je ne prie pas, je soumets
Tu es mort
Rappelle-toi les ongles arrachant à la terre
Un puit de lumière, je couche sur ta tombe
Seule promesse j'en appelle à l'air
Qu'il te touche sans jamais suffire à ta bouche
Tu es mort
Rappelle-toi les mains liées dans un puit croupi
Et la pluie qui déverse toutes ses larmes, et l'orage
Seule corde, je te la jette au cou
"Mourir, quelle belle mort ! Ô mourir noyé
Sous tes larmes et que la terre fangeuse m'engloutisse "
La corde ou la mort, et dans toute ma splendeur je te donne les deux
Oui, le jeu est cruel tu l'as voulu ainsi
Puisque les yeux se suffisent au jeu
Et que le jeu ne suffit qu'à eux...
Libère-moi ou soumets-toi !
Tu es mort
Rappelle-toi
"Dans ce pays on rêve,
Et cela suffit pour exister"
Par Lola
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Il m'a traité !!!