Il m'a traité !!!

Pardonne

Oh, I try to find her,
Oh, I try to answer
I touch her hand
And her death smile
She really wants to get me

I've seen the door
And the wall's cry,
...let it brain...
...static blood...
And kiss the Fallen Angel
Down in the Heart of Hell

Or...
I will find the outside
I will try to run
I will home again
Sing that song of pain
That follow me home

Oh, I try to kill her
And I read the prayer
How to have the whole
Let it drain your soul

Lola-Noir Désir-1987

                          
                             






L'eau qui coule sur tes joues
coule sur celles de ton père
Il en passera sous les ponts
avant que tu ne passes à la terre

Donne à celui qui ne peut pas
Et pardonne à celui qui ne
veut pas
Laisse à l'enfant qui vient de naître
Rien que la chance de s'y faire                                          


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Trouble


Vendredi 1 mai 2009

Il aurait fallu que je choisisse, que j'en aurais été incapable.
Écrire.
Mes yeux crochaient à l'obscurité dure de ma chambre.
Besoin de médics, dormir, oublier que je dois écrire. Que j'en ai besoin.
Écrire.
Je me voyais déjà, larmoyante et cernée, devant le doc. "j'ai mal, je suis barge, filez-moi des cachets, mes mots me violent, toutes les nuits, je veux dormir... "
1h30
Je ne dors pas.
J'ai des étoiles plein les yeux.
2h30
Je ne dors pas.
J'ai des étoiles dans la tête.
Mes yeux s'accrochent encore à mon plafond, que je ne vois pas, que j'essaye d'imaginer là, collé à mon ciel.
3h15
Une clope.
Je n'arrive pas à arrêter.
Me ronger les ongles.
Je n'arrive pas à me défaire de cette sale manie.
5h00
Écrire.
Besoin compulsif, ou simple torsion cérébrale, une vrille des neurones, un flux électrique qui me bouffe le cortex. Je rigole. Puis je sens les larmes qui montent. Dormir.
8h00
J'ai dû m'effondrer entre 5h45 et 6h30, sous les bruissements de la ville qui se relève de la nuit.

Mais alors, pourquoi tu te fais du mal ?
Saleté de réalité.
Je me présente, je suis la bouseuse improbable, dont la plume torve maquille les roses en fleurs carnivores.
Et cela ne va pas.
Cela ne convient qu'à moi.
Je suis seule.
Je suis très bien seule, cela dit.
Mais cela ne va pas.
Cela ne convient pas.
On m'a tamponnée asociale de mon quartier. Asociale tout court en fait.
***j'aime ne pas avoir à croiser le bonjour des gens, mais cela ne convient qu'à moi***
Personne ne voit ce que j'écris. Parce que vois-tu ( je me parle à la deuxième personne, pour changer), je suis une bouseuse à plume torve, que ça fout la trouille à mon entourage, ce que j'écris. Quand on comprend ce que j'écris. Donc, ça ne se lit pas. Ça ne fait que respirer indépendamment de ma volonté. Piètre en l'occurrence.
Ainsi, je me retrouve, les yeux ouverts, dans ma chambre noir, à fixer un put***de plafond dont je ne suis même pas certaine de la put*** de probabilité d'existence.
Voilà. L. a encore frappé, elle se fout encore dans tous ces états pour un truc aussi improbable qu'un texte écrit en jus de mouche sur le torchon d'une cuisinière portugaise.
Ha. Ha. Ha.
Dieu que je m'aime.

dixit mon lecteur apprivoisé : on admirera la maîtrise du verbe, mais dieu que c'est improbable...

PS : voui, certains textes ici ont tendance à se faire la malle. C'est pas grave, ils finiront bien par ressortir quelque part...
C'est pareil ailleurs, aussi, et non, c'est toujours pas grave.


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Mercredi 28 janvier 2009
Nouvelle crise d'insomnie, je croise les mains en attendant.
Non, je n'ai rien d'autre à faire.
Je tappe sans conviction des mots contrefaçon,  j'écris par pur ennui, et je médite silencieusement.
J'imagine...
J'imagine que j'ai longtemps crié amour comme j'aurais dit à mort...
Sourire en biais...
Devant un écran qui surchauffe, je croise les mains et j'attends.
J'attends que la nuit passe.
J'attends un brin d'hiver.
Bref, j'attends.

Et je me pose des questions.
Des questions sans fin, des questions futiles.
Est-ce que chercher est bien utile ?
Je cherche à comprendre, je décortique.
Mais ça ne m'ammène à rien...
A toutes les réponses je pose une question et c'est un cercle sans fin.
Je suis las...
Les pourquoi, les comment, je préfère répondre aux questions de ma fille qui sort du bain, je préfère ses bulles légères à mon plomb quotidien.
C'est quoi ça ?
C'est quand même beaucoup plus doux  que de chercher à comprendre ce qui fait que tout file de travers...
C'est quoi ça ? Figer le temps sur un instant.

Mon insomnie attend l'aurore, et moi j'attends qu'elle me fasse signe.
J'attend son pain, son étincelle...
En attendant je croise les mains.
Et je ressasse. Il est malsain de ressasser. Il est dangereux de ressasser. J'aurais préféré être faite d'une autre manière...
C'est encore pire que du regret.
C'est une déviance de la nature.
Je me sens lourde comme une brique...
Mais ça vient juste de l'insomnie.

Il me reste trois heures à tuer.
J'ai découvert 8 nouveaux sites et 2 déviances sexuelles.
1 artiste fantastique, 3 ado mortellement blessés, quelques trames d'exeptions, des couleurs pastels...
Je bloque sur mes dialogues. Cette satanée BD me mine la cervelle. Mais je la tire jusqu'au bout, c'est un blocage paranoïaque...
Encore un coup de l'insomnie.
Les trois heures n'ont pas bougé, ça vient peut-être du climat ?
Sourire soufflé...
Oui, j'avoue que j'ai loosé et j'en suis pas très fière, j'aurais préféré me peindre un ciel qui me ressemble...
Je fais avec ce que j'ai.
Et j'aurais mieu fait de rester les mains croisées en attendant que le temps passe que de venir épancher mes troubles sur le miroir de mon regard...







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Samedi 27 décembre 2008
Vers en bernes, je suis vidée, plate, et les fêtes de familles enfin terminées, je me remets encore en question.
Deuil. J'essaye sans grand succès de faire le deuil de ma petite illusion... illusion... je sais pas.
So easy to say...
Mon seul amour, virginal, inaccessible, à peine touché du bout du rêve, et déjà décapité.
Merde.
Noël...
J'ai pensé à ces croyants fervamment courbés dans leurs temples...
Balancé deux-trois piques à mon Jehovah favoris... mal passé... mdr
Payens...
Mais passons, passons...
C'est moi que je remets en question.
Moi et mon putain de karma. Moi et mon petit chemin escarpé et glissant. Faut que j'arrête de jouer à la chèvre.
J'ai été gavée de cadeaux. Comme d'hab.
Même le Jehovah m'a glissé un billet le jour de Noël, sous couvert de bonne intention. Religion tordue...
Paraît que je mérite.
Mais bordel, pourquoi j'ai l'impression que je suis rien de plus qu'un mauvais brouillon ?
Je flotte.
Je provoque.
Je coule.
J'assume.
Ouais...
Liberté...
J'ai très mal. Mais ça n'a pas d'importance.
J'ai arrêté de chercher à comprendre comment je fonctionne. J'arrive pas à me placer dans la vie. C'est pas ma vie qui me fout le blues; parce que je ne me vois pas vivre une autre vie. C'est le maintenant. Le présent. C'est vrai, c'est pas normal de planter des êtres doués de conscience dans ce putain de monde...
Blues temporel.
Mais passons...
Paraît que je mérite. Mais je dis non. Paraît que j'ai le don de me trouver des blaireaux... oui...mais je dis non. Si je le mérite, c'est pas possible. Je m'emmêle les pinceaux.
Je suis vidée, j'essaye de comprendre, pour dire que le deuil c'est pas pour la semaine prochaine. Je sais même pas ce que je dois comprendre. Je comprends même pas si y'a qqch à comprendre.
Y'a moi. Qui tente de m'extraire de mon problème. En partant du principe que je suis mon propre problème... pffff...
Pourquoi faut-il que je me foute des trucs tordus dans la tête ?
Je peux pas me mettre en mode manège enchanté un peu ? Ca me ferait des vacances...
Et oui, illusion-eat, c'est ça aussi.
Même pas énervée. (pas trop)
J'ai mal de penser que certains préfèrent se suicider plutôt que de me rencontrer. C'est quand même (***) tordu. Prémédité..?
Résultat, je vis sur plusieurs plans. Encore. Pile et face, fonce et coule, c'est pas de la depression, c'est de l'impression...
Et toi, satané mort, file te cacher, les histoires de mérite, c'est bon pour les scouts...
Sur ce, vais plonger ma face dans mon kg de farine. Histoire de changer de tête...
Je délire...
J'ondule pas du tout en ce moment...

Ach, j'allais oublier...
Bonnes fêtes :)
(Heureusement qu'il reste les gamins...)

( Je plonge sur une autre question qui me tarabuste en relation avec mes contacts tordus... pour dire à quel point je dois absolument trouver du travail... c'est en relation avec le fait de fêter son anniversaire... le score est à P:4/J:3...c'est tendu... )



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Samedi 13 décembre 2008
Sur le glaçage chocolat, un petit train avec ses wagons. Les bougies allument le regard du gamin qui les souffle, les cinq s'éteignent en fumant.
Souffle bougie, c'est un souvenir qui me revient. Un souvenir...
Le gamin a grandi. Le gamin c'était mon frère. Le petit bout de la famille.
Petit frère a pris des coups.
Petit frère a pris des centimètres.
Il s'est mis à rendre les coups.
Il s'est mis à les donner.

Je le regarde, et j'ai du mal à retrouver le gamin, les yeux plein d'étoile, j'ai du mal, ça me fait mal...
Je l'ai vu grandir, impuissante, je l'ai vu partir en vrille, j'ai pleuré dans ses bras. J'ai vu des larmes border ses yeux...
Il est adorable, mon frangin.
Je parlais d'extrèmes.
Il est sa propre extrème.
Il est son propre miroir.
Quand il fracasse le verre de son poing...
Il est sa propre victime.
Il est sa propre cage.
Quand il regarde un autre gamin se vider sur le trottoir.

Je ne peux pas haïr. Je ne peux pas comprendre.
Il a cinq ans.
Et il souffle ses bougies.
Il a sept ans.
Et il me fait cadeau du tigre en terre, rose et jaune, qui me regarde avec un grand sourir pendant que j'écris ces lignes.
Il a neuf ans.
Et il fait sauter le courant de l'école lors d'un combat de bombes à eau qui se termine dans la salle des photocopieuses.
Il a onze ans.
Il est amoureux de la plus jolie asiatique de sa classe.
Il a treize ans.
Et je fais le ménage entre lui et les grands cousins du binoclard molesté.
Il a quinze ans.
Il se fait la malle en sautant la fenêtre, finit aux urgences, et c'est là...
Là, pour la première fois, que je vois qu'il a grandi. Ce n'est pas seulement qu'il me dépasse en taille.
Il n'est plus un gamin.
Il passe la nuit avec ma soeur et moi.
Les mots restent sur le pallier.
Il part en famille d'accueuil, jusqu'à ses 17 ans.
Il habite quelques semaines chez ma soeur.
Quelques mois chez moi.
Une grande tige serviable, défoncée, il se tient à carreau.
Son premier appart, il renoue avec ses potes. Il oublie un peu les meilleurs. Ceux qui l'ont récupéré un soir d'hiver sous les fenêtre d'un appartement silencieux.
Il a 18 ans.
La vie s'ouvre à lui.
Le miroir...
C'était un soir d'hiver.
Une soirée qui se termine au petit matin, refoulés d'un dernier bar avec ses potes, ils cogitent sur le trottoir.
Le miroir.
Deux mois de préventive.
Les coups donnés ont écrasé la victime au sol.
 
Il avait cinq ans.
Et je dois trouver le moyen de lui rendre le regard qui brillait devant les bougies d'un gâteau d'anniversaire.

Mais pour le moment, je suis là. Je le regarde. Je me rappelle. Je cherche la force de retourner le voir. Encore. Passer la grande porte, le contrôle d'identité, le sas qui se referment sur les talons. L'attente dans la cage de verre. Le silence...

Et les larmes, après, quand tous les mots qui n'ont pas été dit filent dans la campagne morte...

Il avait cinq ans. Et je ne me permets pas de comprendre...

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Libre d'être unique,
Libre d'être larmes
D'être cris
Libre de me souvenir
De vivre dans le passé
Libre de souffrir
De me laisser aller

Libre d'être libre

Libre de m'attacher
De me détruire
De me saigner
De m'en aller
Libre d'être libre
Mes mots sont des éphémères
Qui s'envolent en mourant
Et rejoignent en chantant
La lune qui les a vu naître.


Et pourtant, il aime
le mal-être
fait femme
une morte et si belle
compagne de l'ombre

La Foi n'a rien à perdre
La Perte n'est d'aucune Foi
Perds la Foi et tu verras
Que la Foi ne te perd pas



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