Il m'a traité !!!

Pardonne

Oh, I try to find her,
Oh, I try to answer
I touch her hand
And her death smile
She really wants to get me

I've seen the door
And the wall's cry,
...let it brain...
...static blood...
And kiss the Fallen Angel
Down in the Heart of Hell

Or...
I will find the outside
I will try to run
I will home again
Sing that song of pain
That follow me home

Oh, I try to kill her
And I read the prayer
How to have the whole
Let it drain your soul

Lola-Noir Désir-1987

                          
                             






L'eau qui coule sur tes joues
coule sur celles de ton père
Il en passera sous les ponts
avant que tu ne passes à la terre

Donne à celui qui ne peut pas
Et pardonne à celui qui ne
veut pas
Laisse à l'enfant qui vient de naître
Rien que la chance de s'y faire                                          


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Vivre


Dimanche 28 juin 2009

Les méandres de mon cerveau se sont heurtés à pleine vitesse au mur de la réalité.

Oui.

C'est pas si terrible, ici l'illusion fanée, il me reste cent mondes à tracer de mon encre. Je suis toujours la petite fille qui regarde la fourmis passer, quand le monde, sous les yeux de l'adulte, se déchire sous le poids de l'humanité.

J'aurai bien le temps de mourir, en tant que telle, plus tard.

Mon regard encore trempe à la source des rêves les couleurs indispensables à mon existence.

Oui.

C'est pas si terrible, ici la réalité entrée, il me reste cent chimères à couvrir de mon cœur.

J'ai tant à découvrir. Tant de merveilles, tant de sombres dédales à explorer.

Et je refuserai systématiquement la moindre fleur de certitude, tant qu'au bout de ma branche, je souhaite ne jamais voir apparaître le moindre fruit. Si je marche, ce n'est pas après la carotte. C'est devant le vide qui me précède.

Et je m'étale.

Oui.

C'est pas si terrible. Je me rassure en contemplant mon petit chemin de cailloux, perdu entre illusion et réalité, entre ciel et mer, j'ai laissé les plages à ce qu'elles sont, de vulgaires cailloux d'ancrage au mieux, des récifs à naufrage, au pire. Dans tout les cas, la plage n'est qu'une extrémité... une espèce de certitude, peut-être... Un mieux, un pire, une fleur accrochée quelque part, et qui de ce fait, ne peut se trouver sur ma branche.


Non...


La réalité n'est pas amère. Elle est ce qu'elle est, brutale et sucrée, porteuse d'espoir, jonchée de drames.

L'illusion n'est pas douce. Elle n'est pas, avec tout le charme que cela comporte, parsemée de doutes et de solitude.

Ainsi l'un puise sa force dans l'autre.

Ainsi, je puise ma force dans mon passé.

Mais il n'y a aucune plage.


Merci de votre passage sur illusion-eat


Derdre





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Dimanche 1 février 2009
J'avais envie...
De pleurer Je t'aime, mais je ne pleure plus "Je t'aime", je le souris, encore et encore, parce que dans le fond, oui, je suis plus forte, plus digne, plus loin que tout ce que j'en sais...
Non, en réponse à ce com, je ne me bats pas contre la vie, je me bats simplement... pour ce que j'estime de la vie.
Il y a tellement de choses qui me font trembler. J'aime trembler. Chaque tremblement m'offre un mot, et je crois que la vie, comme je l'aime, offre autant de lumière que d'ombre, autant de larme que de sourires, non pas pour équilibrer la balance, mais bien pour faire de l'un le plus merveilleux cadeau de l'autre.

J'avais envie...
De courir face dans la rue, cherchant les premiers phares pour me jeter à bas le trottoir.
Mais je suis incapable de me taire, je suis incapable de mourir, et je le sais, dans le fond, que rien ne vaut la vie, pour laquelle je me bats.
Parfois se poser quelques questions, que je transcris ici, vient de la douleur, enfante la douleur. Mais c'est ce que je suis ici, c'est que transpire mes textes, je jette mes peurs sur le papier, pour les assimiler, pour en faire une force lumineuse.

J'avais envie...
De comprendre le monde dans lequel je vis, de pouvoir une bonne fois pour toute le comparer au leur... Ca ne me passera jamais, je tenterai toujours, en vain, de chercher au fond de l'autre quelque chose qui le rapproche de moi, quelque chose qui le rend moins terrifiant. Mais c'est bien là que ce cache mon utopie, ramener à moi cet autre qui ne l'est pas, que dans mon effort d'apprivoiser je finis par soumettre à ma propre conception, à mon propre monde...

J'avais envie...
De clore ce blog, et pas qu'une fois...
Mais je m'y suis attachée, car il est bien une partie de moi, et je suis terriblement comblée de constater que je suis unique, imparfaite, humaine, troublée, combative...
Un miroir... Je ne sais pas si je m'en rendais bien compte quand j'ai écrit ces mots la première fois...
J'avoue avoir grandi ici, j'avoue avoir saigné sur mes pages, avoir craché sur mes mots, avoir cru qu'il était possible de trouver quelqu'un qui me ressemble...

J'avais envie...
De te répondre, car tes mots m'ont touchée, et sans vraiment me justifier, t'assurer que non, je ne cherche pas le réconfort.
Je cherche, mais cela va au-delà de la compassion,. de la rédemption, cela me dépasse en fait...
Je me cherche moi, sans chercher à m'aimer, je cherche la vie, sans essayer de la combattre...
J'avance, seule, je m'y sens bien...
Et si je me retrouve en ligne, ma foi, je sais que mes mots ont touchés d'autres personnes, et sans fierté, sans assurer que cela les a aider, cela a au moins eu le mérite de les questionner.

A la base de toute réponse, on trouve forcément une question...


Tout va bien, elle ferme les yeux, et rêve encore, toujours, de chaque fin qui se conjugue à chaque départ...

Merci à mes mots, merci à ce blog, et merci à Toi, et à tous les autres, de porter sans cesse  de nouveaux doûtes à mon coeur.

Au plaisir, bien évidemment .




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Dimanche 21 décembre 2008
La neige a fondu lentement. Quelques traces noires résistent encore sur les bords de trottoir, et la ville a repris ses allures hivernales classiques, grise et froide.
Profitant d'une belle après-midi ensoleillée, j'ai emmené ma fille et le chien sur la butte à-côté de chez moi. Comme un trésor caché, un gros tas de neige tient bon : ce que les chasse-neige ont évacué de la route attenante.
Toute à l'importance de ses jeux, ma fille est partie vagabonder dans la pente, le chien à ses trousses. Je me suis dit que c'était bon d'avoir deux ans...
Elle est remontée, reniflant et toussant, les joues en feu, les chaussures noires de boue, avec un sourir magnifique elle s'est plainte de ses mains, rouges de froid, mais n'a pas résister au plaisir de se jeter une dernière fois dans la grosse neige humide.
C'est vraiment bon d'avoir deux ans...
Stone de fièvre et de fatigue,  elle s'est tenue silencieuse sur le chemin du retour, tenant la laisse du chien d'une main, et les doudous de l'autre, la poussette Maman-tractée (traction arrière bien sûr, c'est plus fiable) roulait vite en direction de la tasse de chocolat chaud et du bain de mousse mérité.
Malheur !
Un des doudou se fait la belle sur le chemin.
Et pas n'importe lequel. Il faut que ça tombe sur Doudou l'Autre... Je me marre en écrivant...
Il faut savoir que toutes les peluches d'une certaines dimension (15 à 20cm de long) sont appelées Doudou par ma fille.
C'est-à-dire que ce n'est pas un terme réellement affectif, mais une description de l'objet. Bien sûr, toute peluche appelée doudou est susceptible d'avoir l'affection de ma fille.
Mais certaines sont particulièrement chéries de sa personne. On les reconnaît facilement à leur odeur, aux taches diverses et suspectes qui maculent leur pelage et à leur capacité singulière à se retrouver régulièrement dans des situations perilleuses ( noyé dans la cuvette des toilettes, gisant dans la gamelle du chien, accroché sur la balustrade du balcon, j'en passe ). Ces doudous favoris obéissent à une espèce de hiérarchie complexe et mystérieuse, intransigeante et fixe.
Ainsi, le doudou de toutes ses attentions est un espèce de truc, rond, rose et blanc, qui évoque une espèce de mouton sans laine, et qui s'appelle simplement Doudou. Facile à reconnaître, c'est celui qui passe toutes les semaines à la machine mais qui à peine sorti est à-nouveau mis à contribution (il paye un lourd tribu le pauvre animal).
Le doudou en second, c'est Doudou l'Autre. Un petit lynx beige d'origine.
Les deux l'accompagnent partout, tout le temps, et en plus, il faut les nourrir et les laver...
Ensuite viennent dans l'ordre Bébé Rat (prononcer le "R" à l'anglaise), Petite Poule, Long Chien... ...
Donc, sur le chemin du retour, à deux pas de l'allée, malheur, ma fille constate la dispartion de Doudou l'Autre...
J'ai vu sa petite figure malade et rouge se décomposer, son regard chercher vainement à terre l'objet précieux égaré, ses mains fouiller le siège et les replis de sa veste, et sa voix cassée et faible répéter en incantation la formule " Maman, il est où Doudou l'Autre, il est tombé ..? Il est où Doudou l'Autre, il est perdu ? "
J'ai essayé de la sermoner, en lui disant (mdr) "Je t'avais dit de faire attention, tu as perdu doudou..." J'ai pas pu continuer. J'ai ressenti tout le drame que c'était pour elle, d'avoir lâché doudou en pleine nature, et dans ses yeux brillants de fièvre l'ampleur de la terrible constatation : Doudou perdu... quelle tragédie... (je me tappe un fou rire en me relisant).
J'ai donc fait demi-tour, avec le chien, la Germaine et Doudou, et pour clore l'histoire on a fini par retrouver le malheureux fugueur...
Je suis Super-Maman.
Revenus à la maison, enfin, miss et ses bestioles ont trempé jusqu'aux oreilles dans le chocolat chaud, et la première dans le bain, les deux autres ont fait un tour(encore) de machine. C'est (encore) maman qui offre le carousel. Et c'est vraiment bon d'avoir deux ans.
Une fois toute la ménagerie endormie, j'ai appelé une copine, et je lui ai raconté l'histoire. Elle s'est marrée en me disant que c'était ridicule de faire tout ça pour une peluche. C'est vrai. Mais le ridicule ne tue pas. Et il est tellement facile de parler dans le vent. Merde, j'aurai eu la mort de Doudou l'Autre sur la conscience, et être hantée par le regard tragique de ma fille, merci bien...
Je lui souhaite d'être mère et de résister à un regard pareil...
La dernière fois qu'elle m'a fait le coups, j'accompagnais un pote en bus direction l'hôpital. En descendant, elle s'apperçoit que Doudou a disparu. Je la regarde, un peu impuissante, et lui dis que doudou est resté dans le bus. Elle l'a regardé partir, sans dire un mot, (re fou rire), avec ce regard (il est terrible, vraiment), et moi impuissante, ma fille terrassée, le couillon qu'on accompagnait a joué au grand sauveur, en sortant Doudou de sa poche-revolver. Ma fille est tombée amoureuse ce jour-là.
Bin non, j'ai plus deux ans...
Nostalgie... :)

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Jeudi 18 décembre 2008
Une fois n'est pas coutume, et pour trancher un peu avec mon quotidien quelque peu sombre ( je reconnais que je ne vis pas les meilleurs moments de mon existence, mais j'ai vu pire...), je vais vous faire partager un bout de chez moi, ce qui, ou ceux qui, me tien(nen)t à coeur.
C'est après les longues heures passées à l'extérieur, trimballant ma fille aux quatre coins de la cité, recherche d'emploi, démarches diverses et plus ou moins fructueuses, administrations et personnel relatif plus ou moins engageant, c'est quand je rentre chez moi que je me sens revivre.
La vie...
C'est mon gros Dubbha, Border croisé Golden, qui surgit de la cuisine et se roule à nos pieds, qui se roule sur nos pieds, qui léchouille les joues à portée, qui donne des coups de queue dans tous les sens, qui se met sur le dos et file des coups de patte à tout-va.
C'est le Socrate, chat pirate et teigne, tîtré Monsieur Tocrate par la force des choses, qui vient roucouler et feuler le chien, et bombe le dos, fait la grosse queue, et repart trottinant pour indiquer le chemin de sa gamelle, et revient contrôler que la porte se referme sans qu'aucun visiteur impromptu ne trouble son moment de domination quotidienne, et repart après avoir balancé une dernière claque au chien...
C'est Maître Gaston, le tigré balloné qui émerge en retard, s'assied sur le seuil de la chambre, en clignant des yeux, prenant le temps d'analyser la situation, finit par se dire qu'il y a moyen de moyenner quelques croquettes, vient flemmarder entre mes jambes, celles de ma fille...
Et pendant tout ce temps, tant bien que mal, on s'escrime avec la Saucisse à se sortir de nos bottes, de nos manteaux, et les écharpes qui s'emmêlent dans les attaches du bonnet, et le chien qui se roule, le noir qui se faufile, le Gaston qui se fait marcher dessus...
Une fois débarassée, ma fille se jette sur le chien, qui riposte en la repoussant des pattes, et part en faisant des bonds, et la Germaine qui lui court après, et qui repasse en se faisant courser par le chien, et revient accrochée à sa queue, et Dubbah qui repasse la balle entre les pattes, un dribbler hors-pair, et pendant 10mn, je les regarde faire ce qu'ils savent faire de mieu, jouer, apprendre, être simplement deux êtres qui se comprennent, et je me dis, l'amour, c'est maintenant, c'est ça, et je m'impregne de toute cette énergie bruyante, de tout ce chaos vivifiant...

Ma vie est ponctuée de noms que je porte en talisman.
Edgar, le siamois de gouttière tigré avec qui j'ai grandi, qui a dormi 16 ans entre mes jambes, et qui m'a donné toute la confiance qu'un animal est capable de donner, et qui m'a offert des centaines de mulots, et sa chaleur, et la douceur de son poil quand la petite fille que j'étais perdait pied...
Gitan, le croisé belge récupéré en sang sur une plage du sud, ramené en Suisse caché entre les bagages, qui a sû, la poignée de mois qu'il a partagé avec la famille, nous montrer ce qu'était le courage, la volonté, ce qu'un chien battu était capable de donner à d'autres mains que celles qui l'ont, finalement, frappé trop fort pour ne pas entraîner la mort, lente, irrémédiable...
Largos, l'allemand au masque noir, offert par ma mère à mon père, et qui est resté seul avec lui, ces longues nuits d'attentes, ces longues nuits de deuil, le seul être qui ai pu réellement toucher la douleur et le vide d'un homme que rien ne semblait bouleverser...
Socrate, crevure pirate increvable, le seul être ayant vécu et réellement connu mon parcours épique à travers les parcs de la cité, blotti dans mon sac entre son biberon et mon foulard...

Est-ce donner trop d'importance aux animaux ?
Est-ce un moyen de compenser une carence affective ?

Il y a, au-dessus de ces questions, quelques chose d'essentiel, que je vis tous les jours chez moi.
Personnellement, je n'ai jamais acheté un animal. Je n'ai jamais choisi un animal.
Ce que je vois chez moi, et que j'ai le souvenir d'avoir vécu lors de mes premières années, c'est qu'un enfant ne voit pas un animal. Ma fille de deux ans voit les chiens. Et elle voit Dubbah.
Elle sait que Dubbah est un chien.
Mais quand elle imite le bruit du chien, et qu'elle imite le bruit de Dubbah, les sons ne sont pas pareils.
Maintenant qu'elle parle, qu'elle cause pour être exacte, c'est à son "frère" qu'elle demande les derniers bisous du soir. C'est à lui qu'elle donne ses tartines. C'est sur lui qu'elle se couche avec ses doudous quand elle a besoin d'une pause. C'est avec lui qu'elle fait ses puzzles et ses coloriages. C'est à lui qu'elle raconte ses histoires. C'est aussi avec lui qu'elle dévalise les boîtes de biscuits que je m'escrime à remplir pour Noël...

Il ne s'agit pas d'une carence à compenser. Il s'agit d'une espèce de symbiose. D'un lien unique. De quelque chose de magique.
Le chien ne remplace rien. Le chien ne compense rien.
Le chien est à sa place de chien, mais l'enfant à ce don que la plupart des adultes ont perdu, et qui fait de lui un maître privilégié. Il respecte l'animal pour l'individu qu'il est, et non pour l'animal obéissant et serviable que l'on en fait. Et l'animal dans ce cas ne fait que donner le meilleur de lui-même.

Je vous écris en ce moment, le chien allongé sous ma  chaise dans la  chambre, les deux chats roulés sur le drap de mon lit, et Eliot et Ramses qui trottinent prudemment entre les piles de papiers qui jonchent  le bureau, et qui viennent piquer quelques grains de riz dans mon bol en passant...

Je n'ai jamais choisi un animal.
Et pour être honnête, je crois bien que je n'ai jamais décidé du nom qu'il porterait...




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De vivre dans le passé
Libre de souffrir
De me laisser aller

Libre d'être libre

Libre de m'attacher
De me détruire
De me saigner
De m'en aller
Libre d'être libre
Mes mots sont des éphémères
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Et rejoignent en chantant
La lune qui les a vu naître.


Et pourtant, il aime
le mal-être
fait femme
une morte et si belle
compagne de l'ombre

La Foi n'a rien à perdre
La Perte n'est d'aucune Foi
Perds la Foi et tu verras
Que la Foi ne te perd pas



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